Q - Comment évaluez-vous la première journée de réouverture de la Bourse de Beyrouth (BSE) après sa fermeture le 17 juillet dernier ?
F. K. - «Le comité de la BSE en coopération avec le ministère des Finances surveillent de près le marché de façon à ce que les mesures soient continuellement réadaptées aux besoins du marché. Je suis convaincu plus que jamais aujourd’hui que la décision de suspension des activités à la BSE depuis le 17 juillet était la bonne décision. Elle a permis d’éviter à la BSE des situations de panique et de les surpasser. La réouverture de la BSE avec certaines restrictions a permis d’éviter de grandes distorsions entre les opportunités d’investissements des petits opérateurs, sujets à des situations de panique dans un contexte pareil, et celles des professionnels du marché qui, eux, ont déjà analysé et étudié les ratios d’investissements. Ces analyses ont permis à ces derniers de conclure qu’on est dans de bonnes opportunités d’achat. Ce qui aurait pu se passer sur le marché et qui n’a pas eu lieu, c’est d’avoir de l’offre sur la limit down sans avoir de la demande. Il y a eu des transactions dues à la demande sur le marché.»
Q - Quelles sont vos observations sur la tenue du marché aujourd’hui (hier) ?
F. K. - «En observant les transactions sur le marché aujourd’hui (hier), nous pouvons conclure que le marché n’était pas dirigé dans un seul sens du fait qu’il y a eu des transactions de quelque 952 000 dollars. Ces transactions n’auraient pas existé sans la demande qui est venue retrouver l’offre sur le marché. Cela dit, les ordres de ventes ayant dépassé les ordres d’achat, le marché a baissé entre 4 et 5 % sur dix instruments financiers traités aujourd’hui (hier).»
Q - Quels ont été, dans la pratique, les effets des restrictions mises en place ?
F. K. - «Nous avons autorisé à toute société listée souhaitant suspendre les cotations sur ses actions à la BSE pour une période temporaire de le faire tout en lui donnant la possibilité de les remettre en cotation sans difficulté plus tard. Mais aucune des sociétés listées n’a présenté une telle demande. Par ailleurs, nous avons limité les variations quotidiennes des actions à plus ou moins 5 % par rapport aux clôtures de la veille. On a pu ainsi voir aujourd’hui (hier) des baisses variant entre 4 et 5 % qui ont limité les mouvements spéculatifs excessifs ou les situations de panique excessives.
Quant à la troisième restriction, elle interdit le passage d’un titre à une nouvelle marge de pricing sans que ce titre ne dépasse un certain minimum de valeur de transaction. Ceci pour éviter qu’il y ait passage à une nouvelle marge de transactions avec un faible volume. Pratiquement, la plupart des actions seront traitées demain (aujourd’hui) avec la même marge de pricing à part l’action BLOM qui a pu dépasser le minimum pour pouvoir passer à une nouvelle marge.»
Liliane MOKBEL
Q - Comment évaluez-vous la première journée de réouverture de la Bourse de Beyrouth (BSE) après sa fermeture le 17 juillet dernier ?
F. K. - «Le comité de la BSE en coopération avec le ministère des Finances surveillent de près le marché de façon à ce que les mesures soient continuellement réadaptées aux besoins du marché. Je suis convaincu plus que jamais aujourd’hui que la décision de suspension des activités à la BSE depuis le 17 juillet était la bonne décision. Elle a permis d’éviter à la BSE des situations de panique et de les surpasser. La réouverture de la BSE avec certaines restrictions a permis d’éviter de grandes distorsions entre les opportunités d’investissements des petits opérateurs, sujets à des situations de panique dans un contexte pareil, et celles des professionnels du marché qui,...
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