Pour justifier son évidente erreur d’appréciation, sayyed Hassan Nasrallah a dû affirmer comme chose certaine, dans la nuit de lundi à mardi, qu’Israël allait de toute façon attaquer. Et pour rendre plus crédible son information, dire que son erreur a été « providentielle ». Ainsi, nous avons de la chance que le Liban ait été détruit avant l’été. Autrement, il aurait été détruit avant l’hiver.
Non, cette partie du raisonnement ne tient pas. S’ils voulaient envahir le Liban, les Israéliens auraient-ils commencé par les ponts ? Et masser des troupes à la frontière peut-il passer inaperçu ?
Mais tout le reste du raisonnement, l’hostilité américaine envers l’alliance syro-iranienne, le ciblage du « maillon faible » de cette alliance, tient debout. Et la démonstration de puissance du Hezbollah est convaincante. Sauf que c’est sur les ruines du Liban qu’elle a été faite, et avec l’idéologie d’Ahmadinejad, selon laquelle Israël doit « plier bagage » et quitter la région.
Si, à chaque sommation adressée à Israël, un État arabe doit disparaître, il ne resterait plus aucun pays debout.
Plus sérieusement, Hassan Nasrallah devrait se garder de faire un bilan de cette guerre avant qu’elle soit finie. On verra plus tard à quoi attribuer la survie du Liban, à l’équilibre de la terreur du Hezbollah ou à l’extraordinaire résilience des Libanais.
Pour l’heure, osons le dire, ce que le Hezbollah ferait de plus sage, de plus stratégique, c’est de s’en remettre au gouvernement pour négocier. Contrairement à ce qu’on peut penser, Israël peut encore faire beaucoup de mal au Liban. Le Hezbollah épargnerait ainsi au pays un surcroît de destructions et conserverait ainsi une partie de ses capacités militaires. L’équilibre de la terreur n’a de sens que si le Liban continue d’exister.
Fady NOUN
Pour justifier son évidente erreur d’appréciation, sayyed Hassan Nasrallah a dû affirmer comme chose certaine, dans la nuit de lundi à mardi, qu’Israël allait de toute façon attaquer. Et pour rendre plus crédible son information, dire que son erreur a été « providentielle ». Ainsi, nous avons de la chance que le Liban ait été détruit avant l’été. Autrement, il aurait été détruit avant l’hiver.
Non, cette partie du raisonnement ne tient pas. S’ils voulaient envahir le Liban, les Israéliens auraient-ils commencé par les ponts ? Et masser des troupes à la frontière peut-il passer inaperçu ?
Mais tout le reste du raisonnement, l’hostilité américaine envers l’alliance syro-iranienne, le ciblage du « maillon faible » de cette alliance, tient debout. Et la démonstration de puissance du Hezbollah...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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