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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le suspense de la réouverture de la Bourse de Beyrouth

La communauté financière et les épargnants au Liban et à l’étranger ne savent plus à quel saint se vouer pour savoir quand la Bourse de Beyrouth rouvrira ses portes après sa fermeture depuis le début de la semaine dernière. Certains disent que la décision est déjà prise mais attend le feu vert du ministre des Finances, alors que d’autres laissent entendre que les avis au sein du comité directeur de la Bourse de Beyrouth sont toujours partagés quant à l’opportunité d’une reprise précipitée des cotations. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas laisser les opérateurs dans une incertitude troublante et surtout ne pas les prendre de court en leur disant que les cotations ont repris aujourd’hui ou reprendront demain comme ce fut le cas lors de leur suspension-surprise le 17 juillet. Ce genre de décisions pourrait paver la voie à des délits d’initiés et à des spéculations qui compromettent le bon fonctionnement de la cote et portent préjudice aux sociétés concernées. À cet égard, il convient de rappeler qu’au lendemain du 11 septembre 2001 et après la suspension immédiate des cotations à Wall Street, la SEC avait fait paraître un communiqué portant à la connaissance du monde financier que les Bourses américaines reprendront leurs activités dès le 18 septembre 2001. Et à la date prévue, la reprise avait été réussie, l’ampleur des fluctuations des cours sur toutes les valeurs, sans distinction de volume, restant limitée alors que le krach que certains craignaient devait être évité. Mais chez nous et après deux semaines à compter du début des hostilités et une semaine jour pour jour après la suspension des cotations, les gens se perdent toujours en conjectures pendant que l’administration boursière n’arrive pas à se décider sur la date de la réouverture de la Bourse. Cela d’autant que ses locaux et ses installations n’ont pas été endommagés et que son siège est facilement accessible ainsi que le quartier dans lequel il se situe. Dans l’attente donc d’un communiqué précisant au moins 48 heures à l’avance la date de la réouverture de la Bourse, on se contentera de reproduire les cotations de la dernière journée ouvrable du 14 juillet ainsi que les cotations des principales vedettes de la cote libanaise à Londres. À cet égard, les certificats GDR de Solidere ont été négociés hier à 16,89 $ contre 15 $ la veille ainsi que ceux de la Bank Audi à 56 $ contre 52 $ et de la BLOM Bank à 63 $ contre 60,50 $. Sur le marché des changes, la demande du dollar s’est nettement contractée sur le marché interbancaire, alors que la Banque du Liban continuait à le vendre au point supérieur de sa fourchette d’intervention, soit à 1 514 LL, mais dans des quantités moins importantes que ces derniers jours. En effet, les banques de la place devaient le négocier avec leurs clients entre 1 514 et 1 516 LL et le plus souvent à 1 515 LL alors qu’il se traitait chez les changeurs entre 1 525 LL à l’achat et 1 550 LL à la vente. Les Bourses étrangères diversement orientées Les Bourses européennes ont, de leur côté, fini en nouvelle hausse hier, grâce à de bons indicateurs excluant tout prochain relèvement du principal taux directeur de la BCE. En outre, les opérateurs ont été encouragés par la poursuite de la baisse de l’euro face au dollar ainsi que par des statistiques selon lesquelles 48 % des résultats trimestriels des sociétés sont supérieurs aux attentes, 35 % inférieurs et 17 % en ligne. La Bourse de New York a inversé sa tendance en fin de journée, dans la foulée d’une série de résultats trimestriels de sociétés. Elle avait pourtant ouvert dans le rouge, plombée par des statistiques laissant croire à un relèvement imminent des taux d’intérêt américains (hausse de la confiance des consommateurs en juillet et reventes de logements en juin meilleures qu’attendu). Ces indicateurs américains ont, au contraire, privilégié le dollar sur l’euro en confortant dans leurs hypothèses les opérateurs qui parient sur une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis en août. Élie KAHWAGI

La communauté financière et les épargnants au Liban et à l’étranger ne savent plus à quel saint se vouer pour savoir quand la Bourse de Beyrouth rouvrira ses portes après sa fermeture depuis le début de la semaine dernière. Certains disent que la décision est déjà prise mais attend le feu vert du ministre des Finances, alors que d’autres laissent entendre que les avis au sein du comité directeur de la Bourse de Beyrouth sont toujours partagés quant à l’opportunité d’une reprise précipitée des cotations.
Quoi qu’il en soit, il ne faut pas laisser les opérateurs dans une incertitude troublante et surtout ne pas les prendre de court en leur disant que les cotations ont repris aujourd’hui ou reprendront demain comme ce fut le cas lors de leur suspension-surprise le 17 juillet. Ce genre de décisions pourrait...