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Actualités - Opinion

Danse macabre

Comment se fait-il que le Hezbollah ait pu pendant des années amasser ces milliers de fusées sur le sol libanais sans que personne ne le remarque, ni s’en offusque ? Lorsqu’un touriste ou un citoyen libanais arrivait à l’aéroport de Beyrouth, il devait se soumettre à une fouille minutieuse de ses maigres bagages. Alors qu’avec l’arsenal iranien du Hezb, convoyé par les Syriens à travers la frontière d’un pays qui n’existait pas pour eux, il s’agit là d’engins qui font entre 4 et 6 mètres de long et qui ne peuvent passer inaperçus pour personne. Question troublante : comment se fait-il que ces centaines de cargaisons sur des camions géants n’aient pas attiré l’attention des Israéliens ni leur représailles, surtout ces six dernières années depuis leur retrait du Liban-Sud ? Deuxième question troublante : pourquoi Israël s’acharne-t-il à punir et détruire le Liban, qui n’y est pour rien, alors que tout le monde sait d’où viennent ces fusées et qui a donné l’ordre d’allumer la mèche de cette guerre si injuste envers un pays victime innocente et expiatoire. Que le pauvre Liban n’ait pu rien faire, quoi d’étonnant, puisqu’il était gouverné par les Syriens jusqu’à leur départ en avril 2004, peu après l’attentat contre Rafic Hariri. Depuis que le premier gouvernement d’un Liban libre existe, il y a un an seulement, il n’a rien pu faire d’autre qu’assister au spectacle mensuel et hypocrite, tel qu’organisé par l’associé du Hezb, sous prétexte de dialogue national, pour berner tout le monde et gagner du temps, jusqu’à ce que tombe la décision syro-iranienne d’envoyer le Liban tout entier s’immoler sur l’autel de leur vengeance pour les uns et de leur soif d’hégémonie pour les autres... Walid Joumblatt a parfaitement raison de rappeler les menaces proférées par le président syrien à Rafic Hariri peu avant sa mort et qui prennent toute leur ampleur aujourd’hui, 500 jours après son assassinat : « Si vous et votre ami Chirac nous sortez du Liban, nous casserons le pays sur vos têtes » par Hezbollah et Israël interposés. Aujourd’hui, l’assassinat de Rafic Hariri prend une toute autre dimension : est-ce que Hariri a dû payer de sa vie parce qu’il s’opposait à ce projet de mort du Liban, tel que concocté ? Comment un bâtisseur comme Hariri aurait-il pu s’accommoder d’un parti militant portant les armes et menaçant la paix civile et l’intégrité du Liban, alors que lui faisait tout son possible pour attirer les Libanais et les Arabes à investir et à reconstruire un pays déjà détruit par 15 ans de guerre ? Dans cette perspective, on comprend l’opposition acharnée à la constitution d’un Tribunal international, de la part de la Syrie et des ministres qui ont boycotté le cabinet Siniora cinq semaines durant, pour faire capoter cette instance suprême qui devrait un jour juger les criminels qui ont tué Hariri et qui continuent à dépecer ce cher Liban, seul symbole de tolérance et de démocratie dans cette région du monde. David CORM
Comment se fait-il que le Hezbollah ait pu pendant des années amasser ces milliers de fusées sur le sol libanais sans que personne ne le remarque, ni s’en offusque ?
Lorsqu’un touriste ou un citoyen libanais arrivait à l’aéroport de Beyrouth, il devait se soumettre à une fouille minutieuse de ses maigres bagages. Alors qu’avec l’arsenal iranien du Hezb, convoyé par les Syriens à travers la frontière d’un pays qui n’existait pas pour eux, il s’agit là d’engins qui font entre 4 et 6 mètres de long et qui ne peuvent passer inaperçus pour personne.
Question troublante : comment se fait-il que ces centaines de cargaisons sur des camions géants n’aient pas attiré l’attention des Israéliens ni leur représailles, surtout ces six dernières années depuis leur retrait du Liban-Sud ?
Deuxième question...