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Actualités - Chronologie

L’arrivée aux États-Unis après une longue attente...

Les premiers Américains rapatriés du Liban sont arrivés jeudi aux États-Unis, alors que les opérations d’évacuation, critiquées pour leur lenteur à se mettre en place, s’intensifient avec l’aide des marines. Environ 400 personnes ont atterri jeudi matin à l’aéroport de Baltimore (Maryland, Est), au nord de Washington, à bord de deux avions, et plus de 700 autres sont attendus dans le courant de la semaine, selon le gouverneur de l’État, Robert Ehrlich. Mais ces retours n’ont pas apaisé la polémique sur la lenteur des opérations d’évacuation, plus d’une semaine après le début de l’offensive israélienne au Liban, alors que la France a annoncé avoir évacué 2 000 ressortissants et le Danemark 5 000. Les médias américains insistaient jeudi sur les récits d’Américains qui ont préféré rentrer par leurs propres moyens, essentiellement par la route jusqu’à Damas, pourtant régulièrement bombardée, plutôt que d’attendre des nouvelles de l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, visiblement débordée. Le site Internet de l’Institut arabe américain (AAI) publiait également des témoignages et des photos d’enfants et de conjoints partis en vacances au pays et restés piégés par le blocus israélien. « De la même manière que nous sommes restés piégés à attendre les secours à La Nouvelle-Orléans, ils attendent les secours au Liban. Cela ne marche pas là-bas comme cela n’a pas marché à La Nouvelle-Orléans », s’est insurgé mercredi le pasteur Jesse Jackson devant l’assemblée générale de l’organisation pour les droits civiques des Noirs, la NAACP. Si les opérations se sont d’abord limitées à l’évacuation de petits groupes par hélicoptère, elles ont pris de l’ampleur depuis mercredi : 900 Américains sont arrivés mercredi soir par bateau à Chypre, où jusqu’à 6 000 sont attendus d’ici à vendredi. Un espace d’exposition de 2 000 m2 a été loué pour faire face à cet afflux temporaire. Près de 25 000 citoyens américains, souvent binationaux, ont été recensés au Liban, mais ils n’ont pas tous demandé à partir, selon les autorités américaines, qui exhortent leurs ressortissants à quitter le Liban et qui ont finalement renoncé à leur faire payer les frais d’évacuation. Le président George W. Bush a annoncé qu’il était prêt à envoyer des soldats américains au Liban pour protéger ses concitoyens. Jeudi matin, des marines et deux bâtiments de guerre américains ont sécurisé un petit port au nord de Beyrouth pour organiser les départs. À l’aéroport de Baltimore, les rapatriés ont été accueillis par la Croix-Rouge. Ceux qui résident habituellement aux États-Unis devaient poursuivre leur route, mais beaucoup n’ont nulle part où aller et sont provisoirement logés dans des hôtels où plus de 200 chambres ont été réservées. « Cela a été un très long voyage, mais je dois dire que ce n’est rien en comparaison de l’épreuve au Liban. L’épreuve traversée au Liban a été bien pire (...). Sortir du Liban vivant, ça c’est énorme ! » a expliqué sur CNN Tom Charara, qui a dû abandonner avec femme et enfants son appartement au sud de Beyrouth. L’expérience a été moins traumatisante pour Joseph Daher et son frère, en vacances dans le nord du Liban. « Nous étions tous impatients de partir, comme la plupart des Américains au Liban, nous passions la journée sur Internet ou devant les informations », a-t-il expliqué sur CNN, en précisant que la zone où il se trouvait était épargnée par les bombes et qu’il avait continué à aller à la plage. Fanny CARRIER (AFP)
Les premiers Américains rapatriés du Liban sont arrivés jeudi aux États-Unis, alors que les opérations d’évacuation, critiquées pour leur lenteur à se mettre en place, s’intensifient avec l’aide des marines.
Environ 400 personnes ont atterri jeudi matin à l’aéroport de Baltimore (Maryland, Est), au nord de Washington, à bord de deux avions, et plus de 700 autres sont attendus dans le courant de la semaine, selon le gouverneur de l’État, Robert Ehrlich. Mais ces retours n’ont pas apaisé la polémique sur la lenteur des opérations d’évacuation, plus d’une semaine après le début de l’offensive israélienne au Liban, alors que la France a annoncé avoir évacué 2 000 ressortissants et le Danemark 5 000. Les médias américains insistaient jeudi sur les récits d’Américains qui ont préféré rentrer...