Qu’adviendra-t-il du peuple libanais une fois l’ensemble des ressortissants étrangers évacués ?
C’est la question que se pose chacun d’entre nous, en son for intérieur, à mesure que les navires ou les hélicoptères embarquent ceux qui ont décidé de fuir la folie meurtrière israélienne. Ces personnes qui ont un autre passeport et qui sont considérées comme des citoyens de première catégorie.
Car le Libanais, pris au piège dans sa ville, dans son village, dans son quartier, dans sa rue, est aujourd’hui considéré comme un citoyen de seconde, voire de troisième catégorie. Pire, comme une quantité négligeable.
Les souffrances qu’il n’en finit pas de subir, d’année en année, depuis plus de 30 ans déjà, qui s’en soucie ? Certainement pas Israël ni même la communauté internationale, qui justifient le génocide contre le peuple libanais, le sévère blocus et la destruction du pays, par la détermination irrévocable de détruire le Hezbollah et de faire appliquer la résolution 1559. Sans parler de leur volonté commune d’amasser quelques cartes maîtresses dans leur conflit déclaré avec la Syrie et l’Iran.
D’heure en heure, les bombardements touchent de nouvelles régions, des quartiers que les habitants croyaient sûrs. Après les ponts, ce sont les usines, les fermes et les entrepôts qui deviennent la cible des bombes israéliennes. Bombes dédiées par les enfants israéliens « à Nasrallah, avec amour », mais qui massacrent des Libanais et détruisent l’infrastructure libanaise. « Nos vaches seraient-elles membres du Hezbollah ? » ne peut s’empêcher de demander l’actionnaire d’une usine de lait, détruite il y a quelques jours dans la Békaa.
Désormais, c’est au tour des camionneurs de se faire tirer, comme des lapins, par l’aviation israélienne interdisant tout transport de marchandises, y compris vivres et médicaments.
L’étau se resserre, non seulement sur le Hezbollah, mais sur le peuple libanais, pris en otage dans son ensemble.
Un étau qui ne se suffit pas de l’étouffer, mais qui hypothèque son avenir et son existence même.
Anne-Marie EL-HAGE
Qu’adviendra-t-il du peuple libanais une fois l’ensemble des ressortissants étrangers évacués ?
C’est la question que se pose chacun d’entre nous, en son for intérieur, à mesure que les navires ou les hélicoptères embarquent ceux qui ont décidé de fuir la folie meurtrière israélienne. Ces personnes qui ont un autre passeport et qui sont considérées comme des citoyens de première catégorie.
Car le Libanais, pris au piège dans sa ville, dans son village, dans son quartier, dans sa rue, est aujourd’hui considéré comme un citoyen de seconde, voire de troisième catégorie. Pire, comme une quantité négligeable.
Les souffrances qu’il n’en finit pas de subir, d’année en année, depuis plus de 30 ans déjà, qui s’en soucie ? Certainement pas Israël ni même la communauté internationale, qui justifient...
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