Le PDG de la Middle East Airlines, Mohammad el-Hout, refuse d’être pessimiste et ne souhaite évoquer que les aspects positifs liés à la situation de la compagnie aérienne nationale. La MEA reprend donc à partir de demain, vendredi, une partie de ses vols au départ de l’aéroport de Damas.
Le calendrier des vols est qualifié par le patron de la MEA de « modeste » pour l’instant. La flotte de la MEA (neuf appareils) en stationnement dans les aérogares de Larnaca et Amman assurera des vols « réguliers » à partir de Damas vers certaines destinations européennes et certains pays du Golfe.
Le transporteur national desservira dans un premier temps, en Europe, Paris et Francfort, ainsi que le Koweït, Ryad, Djeddah et Dubaï, dans le Golfe.
Dans le même temps, la direction de la MEA est en négociation avec les autorités compétentes de Laranca pour obtenir l’autorisation d’organiser des vols réguliers à partir de l’île de Chypre.
« Pour le secteur du voyage, il s’agit aujourd’hui de la pleine saison et la MEA se doit d’assurer le transport de sa clientèle », dit le patron de la MEA, qui insiste par ailleurs sur le fait qu’il y a des clients qui souhaitent rentrer au Liban. Il refuse catégoriquement de raisonner en termes de manque à gagner ou de pertes et s’obstine à voir la moitié remplie du verre. « Tout peut être reconstruit. Il s’agit que ce quart d’heure difficile prenne fin au plus vite », dit Mohammad el-Hout.
En ce qui concerne les billets vendus avant la fermeture de l’aéroport de Beyrouth, la MEA a procédé à l’endossement de ses billets en faveur d’autres compagnies aériennes. Une opération qui n’apporte pas au final des profits au transporteur national, mais contribue à dépanner les passagers, selon le PDG de la MEA.
Mohammad el-Hout, qui maintiendra Beyrouth comme base de son travail, fera des déplacements ponctuels à l’étranger pour les besoins opérationnels de la compagnie.
Juste avant le déclenchement du cycle de violence au Liban, le patron de la MEA avait entamé des négociations avec des constructeurs aéronautiques pour l’élargissement de la flotte du transporteur national. Les négociations visaient l’acquisition de douze nouveaux appareils.
Mohammad el-Hout, connu dans le secteur du transport pour sa politique conservatrice, avait, au bout du compte, cédé aux pressions, en décidant d’acheter de nouveaux avions. Aujourd’hui, en réponse à une question sur le sujet, il fait état d’une période « d’attentisme, de prudence et d’expectative ». Mais la MEA, rappelle-t-on, a déjà conclu quatre accords avec des sociétés internationales de consultation pour une évaluation de ses actifs en vue de la mise en Bourse de 25 % de son capital.
Au lendemain de la fermeture de l’aéroport Rafic Hariri, en raison des bombardements qui avaient touché les deux pistes d’atterrissage, quatre des neuf avions de la MEA étaient au sol. Des contacts intensifs entre le Premier ministre Fouad Siniora et l’ambassadeur des États-Unis, Jeffrey Feltman, avaient permis d’épargner les appareils figés au sol dans un premier temps, et leur décollage l’un après l’autre à cinq minutes d’intervalle dans un deuxième temps, avant le troisième pilonnage en règle de l’aéroport.
Liliane MOKBEL
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le PDG de la Middle East Airlines, Mohammad el-Hout, refuse d’être pessimiste et ne souhaite évoquer que les aspects positifs liés à la situation de la compagnie aérienne nationale. La MEA reprend donc à partir de demain, vendredi, une partie de ses vols au départ de l’aéroport de Damas.
Le calendrier des vols est qualifié par le patron de la MEA de « modeste » pour l’instant. La flotte de la MEA (neuf appareils) en stationnement dans les aérogares de Larnaca et Amman assurera des vols « réguliers » à partir de Damas vers certaines destinations européennes et certains pays du Golfe.
Le transporteur national desservira dans un premier temps, en Europe, Paris et Francfort, ainsi que le Koweït, Ryad, Djeddah et Dubaï, dans le Golfe.
Dans le même temps, la direction de la MEA est en négociation avec les...