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Actualités - Chronologie

BANQUES Les problèmes de logistique provoquent un manque de billets étrangers

Les transferts et conversions s’opèrent sans plafond Les banques fonctionnent normalement et elles sont solvables. Toute réaction de panique de la part de la clientèle serait déplacée. Contrairement aux rumeurs qui circulent dans les milieux des Libanais à l’étranger, il n’y a aucune restriction sur les mouvements de transferts ou de conversions de fonds, quel que soit le montant. Les établissements de crédits disposent de liquidités abondantes en livres libanaises et le volume de retraits dans la monnaie nationale par opérateur est illimité, voire sans plafond. Cependant, les mouvements de retrait en dollars (retrait de dollars en espèces) posent un problème technique, plus précisément un problème d’ordre logistique. Vu le blocus imposé au pays, surtout la paralysie des activités des aéroports et des ports, les convoyeurs de monnaies étrangères se sont trouvés dans l’impossibilité d’acheminer des liasses ou des bank notes vers le Liban. La seule ouverture du pays sur l’étranger demeure celle de la route qui mène de Tripoli, au Liban-Nord, vers la Syrie. Mais cette voie n’est pas considérée par les convoyeurs de monnaies comme suffisamment sûre. En d’autres termes, sur le terrain, les clients sont contraints de se suffire d’un retrait limité de dollars en cash, certains établissements de crédits ayant délégué au directeur d’agence de régler au cas par cas ce genre de problème. Tout se déciderait en fonction des raisons qui contraindraient un client à insister pour obtenir des sommes de dollars en liquide. De toute façon, les guichets électroniques ou les ATM ne fournissent plus depuis hier des dollars. Les sommes de billets verts consenties par les banques à chaque client varieraient entre 500 et 1 500 dollars. Pour ceux qui quittent le pays, ils peuvent soit utiliser leur carte de crédit à l’étranger pour retirer des dollars, soit prendre à partir du Liban des chèques tirés sur des banques à New York, à Genève, à Amman ou ailleurs sur les banques correspondantes des établissements de crédit libanais. Les banques libanaises disposent de quelque 13 milliards de dollars auprès de leurs établissements correspondants à l’étranger, explique un banquier qui a requis l’anonymat, affirmant que dans ce cas de figure, on ne peut plus parler de problème de liquidités des banques libanaises. Cette même source revient à la charge, en insistant sur le fait que tous les clients, en l’occurrence ceux qui quittent le pays, peuvent s’ils le désirent effectuer des transferts en dollars sans plafond vers l’étranger. Ce banquier évoque par ailleurs un règlement en gestation pour les convoyeurs de devises étrangères en monnaie. Ce règlement consisterait à ce que la sécurité des convois soit assurée par l’armée libanaise. Par ailleurs, en réponse à une question, le président de l’Association des banques, François Bassile, affirme que le rôle des Banques centrales dans le monde n’est pas d’assurer le financement en devises étrangères des banques locales. « Retirer en espèces des dollars, pour quoi faire, pour thésauriser ? » s’est-il interrogé. Les clients ont plus intérêt à maintenir leurs bank notes en dollars en toute sécurité dans les coffres des banques que dans les armoires de leurs appartements. En temps ordinaire, rappelle-t-il, les banques sont tenues de faire une déclaration pour tout retrait de billet vert en liquide d’un montant égal ou supérieur à 10 000 dollars. N’empêche qu’en temps de crise, le billet vert représente pour le Libanais une monnaie de refuge. Liliane MOKBEL

Les transferts et conversions s’opèrent sans plafond

Les banques fonctionnent normalement et elles sont solvables. Toute réaction de panique de la part de la clientèle serait déplacée. Contrairement aux rumeurs qui circulent dans les milieux des Libanais à l’étranger, il n’y a aucune restriction sur les mouvements de transferts ou de conversions de fonds, quel que soit le montant. Les établissements de crédits disposent de liquidités abondantes en livres libanaises et le volume de retraits dans la monnaie nationale par opérateur est illimité, voire sans plafond. Cependant, les mouvements de retrait en dollars (retrait de dollars en espèces) posent un problème technique, plus précisément un problème d’ordre logistique. Vu le blocus imposé au pays, surtout la paralysie des activités des aéroports et des...