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Des milliers de réfugiés affluent à Tyr sous les bombes

Des milliers de civils, portant uniquement leurs enfants, affluaient à pied hier vers Tyr, bravant les bombardements, après qu’Israël eut sommé les habitants des villages frontaliers de partir, rapporte Jihad Siqlawi, de l’AFP. Les familles des villages proches de la frontière avec Israël se frayent un chemin à travers les vallons rocailleux, les bombardements israéliens ayant pris pour cible les ponts et les routes entourant Tyr, les rendant impraticables. « Depuis samedi soir, 15 000 réfugiés sont arrivés à Tyr », a déclaré un responsable du conseil municipal de la ville, Ahmad Zaraqet. Complètement démunis, les réfugiés sont hébergés dans les mosquées, les églises, les lieux de culte chiites et les écoles, a-t-il précisé. Des véhicules de l’armée israélienne ont longé la frontière avec le Liban, appelant à l’aide de mégaphones les habitants à abandonner leurs villages et évacuer les lieux, ont raconté plusieurs réfugiés. Dans la ville frontalière de Bint Jbeil, soumise à un pilonnage intensif, 50 civils, dont sept Américains et deux Canadiens, tous d’origine libanaise, venus passer des vacances tranquilles dans leur pays, sont bloqués dans une maison et lancent un appel à l’aide. « Il y a 20 enfants avec nous, dont mes trois garçons âgés de 9 à 13 ans. Ils sont terrorisés, passent le temps à pleurer et nous n’avons plus rien à manger », affirme Bachar Ayoub. « Des maisons sont en feu tout autour de nous, nous sommes en train d’être assassinés », ajoute Nadia, son épouse. « J’ai pu parler à un responsable de l’ambassade américaine, qui m’a dit qu’il fallait que je prenne des précautions et mes frères aux États Unis tentent de nous sortir de là », a indiqué Bachar. L’entrée nord de Tyr était également soumise l’après-midi à un intense bombardement. Deux immeubles de trois étages se sont écroulés. « Ma femme et mes deux enfants sont bloqués dans le secteur, ils sont sous les bombes, je n’arrive pas à les joindre », a dit un habitant de Tyr, follement inquiet. La ville portuaire connaît une pénurie d’essence. La farine commence à manquer dans les boulangeries, selon les responsables municipaux. « Nous avons vécu trois invasions israéliennes, mais celle-ci est probablement aussi violente que celle de 1982 », lorsque l’armée israélienne avait envahi le Liban, a dit Mahmoud Halawi, directeur adjoint de la municipalité de Tyr.
Des milliers de civils, portant uniquement leurs enfants, affluaient à pied hier vers Tyr, bravant les bombardements, après qu’Israël eut sommé les habitants des villages frontaliers de partir, rapporte Jihad Siqlawi, de l’AFP.
Les familles des villages proches de la frontière avec Israël se frayent un chemin à travers les vallons rocailleux, les bombardements israéliens ayant pris pour cible les ponts et les routes entourant Tyr, les rendant impraticables.
« Depuis samedi soir, 15 000 réfugiés sont arrivés à Tyr », a déclaré un responsable du conseil municipal de la ville, Ahmad Zaraqet. Complètement démunis, les réfugiés sont hébergés dans les mosquées, les églises, les lieux de culte chiites et les écoles, a-t-il précisé. Des véhicules de l’armée israélienne ont longé la frontière avec le Liban,...