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Actualités - Chronologie

Amélie Mauresmo lève les derniers doutes

Amélie Mauresmo a pris définitivement place parmi les grandes championnes de son époque en remportant ce week-end pour la première fois de sa carrière le tournoi de Wimbledon. Avec cette deuxième victoire en grand chelem, obtenue après deux heures d’un match somptueux en trois sets (2-6, 6-3, 6-4) face à la Belge Justine Henin-Hardenne, la Française a effacé les doutes qui avaient subsisté après son succès à l’Open d’Australie, contre la même adversaire. Mauresmo n’avait bien sûr pas volé son premier trophée majeur, mais l’abandon d’Henin-Hardenne, gênée par des problèmes gastriques, venant après celui de Kim Clijsters, victime d’une entorse au match précédent, l’avait privée de l’explosion de joie qui accompagne la balle de match et avait laissé un petit goût d’inachevé. Cette fois-ci, non seulement sa supériorité raquette en main n’a souffert aucune contestation, mais la Française, en vraie n° 1 mondiale, a su retourner des situations compromises à deux reprises : en demi-finale contre Maria Sharapova, où la Russe avait failli prendre le match en main au deuxième set, et en finale. « J’espère qu’on ne parlera plus de mes nerfs maintenant », a-t-elle plaisanté en recevant le trophée. Passings à la Nadal Henin-Hardenne, en quête du seul titre du grand chelem qui manque à son palmarès, a pris un départ tonitruant grâce à un tennis très agressif et tourné vers la conquête du filet. Là où elle se serait probablement affolée dans la première partie de sa carrière, Mauresmo a su attendre que l’orage passe, en restant fidèle à sa stratégie fondée sur l’offensive, comme celle de la Belge, avec en plus l’utilisation du service-volée quasi systématique. Comme le montrent les chiffres, c’est sur son engagement (30 points directs contre 17 à la Belge, dont deux aces dans le dernier jeu) et à la volée que la différence s’est faite. Mauresmo n’a marqué que trois points au filet dans le premier set, contre 19 dans les deux suivants. La tendance a été inverse pour la Belge : 13 points dans la première manche et seulement 14 pour l’ensemble des deux dernières. Dans un match extrêmement spectaculaire malgré des conditions rendues assez difficiles par le vent, la Française a fait vibrer le public du central grâce à son toucher à la volée et à ses passing shots « à la Nadal » qui ont fini par écœurer la championne de Roland-Garros. 81 ans après Lenglen Cette capacité à réagir dans l’adversité prouve que le « déclic », que Mauresmo affirmait avoir ressenti après sa victoire au Masters l’année dernière, était une réalité. Le dernier problème majeur qui lui reste à résoudre à 27 ans se nomme Roland-Garros, où elle n’a encore jamais pu exprimer son talent. Sa dernière expérience, il y a un peu plus d’un mois, s’est soldée par un nouvel échec dès les huitièmes de finale. Mauresmo avait déjà marqué l’histoire du tennis français en étant la première tricolore, femmes et hommes confondus, à occuper la place de n° 1 mondiale en 2004, une place récupérée en mars dernier et qu’elle a consolidée samedi. Elle a cette fois-ci mis fin à 81 ans d’attente, la dernière victoire tricolore sur l’herbe anglais datant de 1925, quand Suzanne Lenglen avait remporté son sixième titre. Pour Justine Henin-Hardenne, vainqueur de cinq titres du grand chelem, c’est le deuxième échec en finale de Wimbledon. En 2001, elle avait perdu contre Venus Williams.
Amélie Mauresmo a pris définitivement place parmi les grandes championnes de son époque en remportant ce week-end pour la première fois de sa carrière le tournoi de Wimbledon.
Avec cette deuxième victoire en grand chelem, obtenue après deux heures d’un match somptueux en trois sets (2-6, 6-3, 6-4) face à la Belge Justine Henin-Hardenne, la Française a effacé les doutes qui avaient subsisté après son succès à l’Open d’Australie, contre la même adversaire.
Mauresmo n’avait bien sûr pas volé son premier trophée majeur, mais l’abandon d’Henin-Hardenne, gênée par des problèmes gastriques, venant après celui de Kim Clijsters, victime d’une entorse au match précédent, l’avait privée de l’explosion de joie qui accompagne la balle de match et avait laissé un petit goût d’inachevé.
Cette fois-ci,...