La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite en ce début de semaine, les opérateurs continuant leurs attaques contre les principales valeurs de la cote après deux semaines d’affilée de baisse. L’absence d’accord politique sur un plan de réformes économiques, risquant non seulement de mettre en péril la tenue de la conférence internationale d’aide au Liban (Beyrouth I), mais d’aggraver la situation financière du pays avec toutes les conséquences négatives de ce développement sur les investissements dans l’économie libanaise, semble expliquer ce mouvement de la cote.
Cela étant, les opérateurs sont restés réticents à placer dans les valeurs libanaises, notamment Solidere, dont les actions B sont retombées de 22,18 $ à 22,11 $ alors que celles de la catégorie A peinaient à se reprendre, progressant très légèrement de 22,03 $ à 22,04 $.
Dans le compartiment des bancaires, la prépondérance des baisses était très significative. À l’exception de la stabilité des certificats GDR de la Bank Audi à 66,85 $, les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank ont reculé de 2,22 $ et de 2,24 $ respectivement à 2,20 $ ainsi que celles de la Banque BEMO qui ont fléchi de 5 $ à 4,49 $ et les certificats GDR de la BLOM Bank de 73,10 $ à 72,95 $.
Aux industrielles, le cimentier Holcim a perdu sensiblement du terrain aussi, s’effritant de 2,34 $ à 2,20$.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises s’est davantage approché du seuil des 1 500 points, affichant hier 1 506,27 points contre 1 517,65 points, vendredi dernier, en nouvelle baisse de 0,75 %. Ce mouvement s’est produit dans un marché modérément actif avec 192 399 titres négociés d’une valeur de 3 195 415 $, dont 130 972 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 876 646 $, contre 90 322 titres négociés d’une valeur de 1 412 145 $, dont 46 217 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 020 629 $, pendant la même période.
Les Bourses européennes ont clôturé en nouvelle hausse, soutenues par la bonne ouverture de Wall Street. Elles ont trouvé appui aussi dans les fondamentaux de l’économie dans la zone euro. À cet égard, les opérateurs ont relevé la hausse de l’indice des directeurs d’achats dans l’industrie de 57 points en mai à 57,7 points en juin et de la baisse du chômage à 7,9 % en mai contre 8 % en avril pour reprendre leurs achats en valeurs européennes. L’idée d’une alliance entre Renault-Nissan et GM a continué de soutenir le secteur automobile européen comme les efforts déployés pour trouver une solution aux difficultés de EADS par rapport au secteur aéronautique.
La Bourse de New York a terminé en hausse hier au terme d’une séance écourtée de trois heures à la veille du chômage de l’Independance Day aux États-Unis. Cette hausse du marché en début du trimestre n’est pas un phénomène rare, notaient les analystes, en particulier après un trimestre de baisse sensible ayant créé l’impression que de bonnes affaires pouvaient être réalisées. Les opérateurs ont donc ignoré la baisse de 0,4 % des dépenses de construction en mai et à 53,8 points de l’indice ISM manufacturier en juin contre 54,4 points en mai, et se sont mis à racheter certaines valeurs à bon prix.
L’euro a atteint un pic au-dessus de 1,28 $
Sur les marchés des changes, l’euro a atteint un plus haut depuis trois semaines et demie à 1,2810 $, lorsque le billet vert, déjà handicapé par les perspectives d’une pause dans la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, a été pénalisé par des statistiques américaines décevantes. En revanche, l’euro a trouvé appui dans les perspectives d’un resserrement monétaire dans sa région lors de la réunion après-demain du conseil des gouverneurs de la BCE, ainsi que dans les bons fondamentaux économiques européens publiés hier.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite en ce début de semaine, les opérateurs continuant leurs attaques contre les principales valeurs de la cote après deux semaines d’affilée de baisse. L’absence d’accord politique sur un plan de réformes économiques, risquant non seulement de mettre en péril la tenue de la conférence internationale d’aide au Liban (Beyrouth I), mais d’aggraver la situation financière du pays avec toutes les conséquences négatives de ce développement sur les investissements dans l’économie libanaise, semble expliquer ce mouvement de la cote.
Cela étant, les opérateurs sont restés réticents à placer dans les valeurs libanaises, notamment Solidere, dont les actions B sont retombées de 22,18 $ à 22,11 $ alors que celles de la catégorie A peinaient à se reprendre,...