Traqués par Israël, le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh et son entourage changent de maison régulièrement, se réunissent en secret, et préfèrent le fax et les courriels au téléphone portable.
Un tiers des membres de l’équipe gouvernementale de Haniyeh sont actuellement détenus par Israël. Une bonne partie des autres ont plongé dans la clandestinité, dont le vice-Premier ministre Nasser al-Chaer.
Dimanche, un hélicoptère israélien a tiré un missile sur le bureau de Haniyeh à Gaza. Le dirigeant du Hamas ne s’y trouvait pas. Mais l’avertissement était clair : Haniyeh sera une cible si le soldat israélien n’est pas libéré.
Deux autres cibles potentielles, le ministre de l’Intérieur Saïd Seyam et le ministre des Affaires étrangères Mahmoud Zahar, n’ont plus été vus en public depuis l’opération lancée mercredi dernier à Gaza pour récupérer le caporal Gilad Shalit. « Les ministres prennent les menaces israéliennes très au sérieux », souligne un responsable palestinien qui souhaite conserver l’anonymat.
Pour tenter de continuer à faire fonctionner son gouvernement dans de telles conditions, Haniyeh a transféré les responsabilités de certains des ministres en détention à leurs collègues encore en liberté. Ainsi, le ministre de l’Information Youssef Rizka, qui n’a pas d’expérience financière, est-il désormais chargé des Finances et des Affaires religieuses, les titulaires de ces deux portefeuilles, Omar Abdel Razek et Nayef Radjoub, étant incarcérés. Le ministre des Affaires des réfugiés, Atef Odouane, assume pour sa part les tâches de ses collègues emprisonnés des Prisons et des Affaires de Jérusalem.
Les ministres évitent désormais leurs bureaux, vidés de leurs documents et dossiers importants, et travaillent et communiquent à distance en recourant à Internet et à la télécopie. Certains n’utilisent plus leur voiture, et la plupart ont éteint leurs téléphones portables pour éviter que les services secrets israéliens ne repèrent leurs déplacements.
Atef Odouane déclare n’avoir aucun doute qu’Israël est en mesure de liquider Haniyeh et n’importe quel de ses ministres lorsqu’il le voudra. Mais il assure que le gouvernement du Hamas ne s’effondrera pas, « même s’il ne reste qu’un seul ministre ».
Traqués par Israël, le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh et son entourage changent de maison régulièrement, se réunissent en secret, et préfèrent le fax et les courriels au téléphone portable.
Un tiers des membres de l’équipe gouvernementale de Haniyeh sont actuellement détenus par Israël. Une bonne partie des autres ont plongé dans la clandestinité, dont le vice-Premier ministre Nasser al-Chaer.
Dimanche, un hélicoptère israélien a tiré un missile sur le bureau de Haniyeh à Gaza. Le dirigeant du Hamas ne s’y trouvait pas. Mais l’avertissement était clair : Haniyeh sera une cible si le soldat israélien n’est pas libéré.
Deux autres cibles potentielles, le ministre de l’Intérieur Saïd Seyam et le ministre des Affaires étrangères Mahmoud Zahar, n’ont plus été vus en public depuis...
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