Rechercher
Rechercher

Actualités

Le plus beau match du monde, épisode 5

Les Allemagne-Italie ont marqué le passé de la Coupe du monde, surtout le « plus beau match de l’histoire du football », la demi-finale de 1970 (4-3 a.p.), ou la finale de 1982 (3-1), remportées par les Azzurri, avant l’épisode 5 ce soir à Dortmund, pour une nouvelle demi-finale. La place en finale et leurs palmarès suffiraient à dramatiser le choc : Italie et Allemagne pèsent dix trophées majeurs : trois Coupes du monde chacune et quatre Euros (trois pour les Allemands), mais, pour rendre le film plus excitant, la Mannschaft n’a toujours pas battu la Squadra Azzurra en Coupe du monde. En deux rencontres de poules, deux « oubliables » 0-0, en 1962 et 1978, les deux géants du football n’ont pas su se départager. Mais Allemands et Italiens ont surtout offert le match du siècle selon la FIFA (Fédération internationale de football association) : la demi-finale de Mexico. Sur l’affiche : Franz Beckenbauer le bras en écharpe. Les autres acteurs : Gigi Riva, Gianni Rivera, Gerd Müller. Décor : La Mecque du football, le Stade aztèque, où ont été sacrés Pelé puis Maradona. Psychodrame Le scénario respecte les codes du genre – qu’on retrouve dans la bande-annonce du remake 2006. Les Italiens sont solides derrière, avec des éléments brillants devant, et vivent un psychodrame : la star Rivera était prête à rentrer au pays, excédée de ne pas jouer davantage. Les Allemands reviennent dans le coup quand on les croit morts et comptent sur un impitoyable buteur, « Der Bomber » Müller. Les Italiens ouvrent la marque par Boninsegna dès la 8e minute, mais ils ne parviennent pas ensuite à conserver le ballon et se font rejoindre, après un récital d’occasions manquées par la Mannschaft, à quelques secondes de la fin du match grâce au blond libero, Schnellinger, joueur du grand... AC Milan, qui s’est jeté les deux pieds en avant sur le ballon. Puis l’histoire s’accélère. Le « kaiser », épaule droite luxée, dispute toute la prolongation le bras bandé collé au buste, Oscar du courage. Müller réussit pourtant à placer l’Allemagne sur la voie de la finale en marquant d’entrée. La Squadra renverse la vapeur par Burgnich puis Riva, juste avant la fin de la première partie de la prolongation. Müller relance encore la RFA à dix minutes de la fin, mais sur l’engagement suivant, Rivera, entré en cours de match à la place de Sandro Mazzola, qualifie l’Italie. L’Allemagne craque L’Allemagne espère prendre sa revanche en finale en 1982, à Madrid, où le match commence bien mal pour les Italiens. Privés d’Antognoni, blessé, ils perdent Graziani dès la 6e minute, remplacé par Altobelli, et ratent rapidement un penalty, expédié hors cadre par Cabrini. À la pause, cet Allemagne-Italie ne ressemble en rien à celui de 1970. Pas de but, pas d’occasion excepté la percée de Conti stoppée par Briegel, sanctionné du penalty. Mais en seconde période, une fois n’est pas coutume, « l’Allemagne qui gagne à la fin », selon le célèbre mot de Gary Lineker, craque. Elle a contre elle une bonne partie du Bernabeu à cause d’un lourd passif dans ce Mondial : le 1 à 0 « arrangé » avec l’Autriche au premier tour pour éliminer la séduisante Algérie, l’élimination de l’Espagne au deuxième tour et la faute violente du gardien Schumacher contre le Français Battiston en demi-finale. En outre, les jambes allemandes sont lourdes de l’éprouvante prolongation disputée contre la France (3-3, 4 t.a.b. à 3). Son jeu offensif retrouvé, l’Italie marque trois fois en 24 minutes, par Paolo Rossi, Tardelli et Altobelli. Breitner sauve l’honneur en fin de match, mais l’Allemagne doit s’incliner. Battue deux fois, deux fois tenue en échec, ce n’est pas une belle qu’elle dispute ce soir, mais elle prendrait bien sa revanche.

Les Allemagne-Italie ont marqué le passé de la Coupe du monde, surtout le « plus beau match de l’histoire du football », la demi-finale de 1970 (4-3 a.p.), ou la finale de 1982 (3-1), remportées par les Azzurri, avant l’épisode 5 ce soir à Dortmund, pour une nouvelle demi-finale.
La place en finale et leurs palmarès suffiraient à dramatiser le choc : Italie et Allemagne pèsent dix trophées majeurs : trois Coupes du monde chacune et quatre Euros (trois pour les Allemands), mais, pour rendre le film plus excitant, la Mannschaft n’a toujours pas battu la Squadra Azzurra en Coupe du monde.
En deux rencontres de poules, deux « oubliables » 0-0, en 1962 et 1978, les deux géants du football n’ont pas su se départager. Mais Allemands et Italiens ont surtout offert le match du siècle selon la FIFA (Fédération...