La sélection espagnole, qui avait impressionné la planète football lors du premier tour du Mondial avec son jeu solide et efficace, a perdu comme toujours assez tôt dans la compétition, éliminée par la France (3-1) en 8e de finale à Hanovre.
L’Espagne y croyait. L’Ukraine, principal rival dans le groupe H ? Écrasée 4-0, avec la manière de surcroît (voir le 4e but signé Fernando Torres à l’issue d’une superbe action collective).
Contre la Tunisie, la « Seleccion » se fait surprendre d’entrée de jeu (8e minute), mais elle trouve les ressources pour revenir dans les 20 dernières minutes et s’imposer tranquillement (3-1).
Le 3e match, confié aux « coiffeurs », se révèle plus laborieux, mais les remplaçants espagnols obtiennent sans trembler une petite victoire (1-0).
Raul le disgracié, qui débute le Mondial sur le banc, égalise contre la Tunisie, et la péninsule se met à rêver du grand retour de son icône. Et ce mardi 27 juin, le capitaine aligné d’entrée devait fêter ses 29 ans par une confirmation du niveau retrouvé.
« Je respecte la France, mais je suis sûr que nous passerons », avait claironné le sélectionneur Luis Aragones devant la presse samedi. Mais la « Furia roja » devait se fracasser sur la ligne bleue.
La faute de Carles Puyol sur Thierry Henry, considérée comme peu évidente en Espagne, offre un coup franc à Zinedine Zidane sur lequel Patrick Vieira marque. Le capitaine français, dont la presse espagnole avait annoncé la retraite imminente, se charge ensuite lui-même de porter l’estocade.
Une fin qui s’ajoute à la longue liste des déceptions. En 1934, les Italiens blessent la moitié de l’équipe espagnole (1-1), puis s’imposent dans un deuxième match (1-0) alors qu’elle dominait l’Europe.
Le seul fait d’armes espagnol en Coupe du monde reste la 4e place décrochée en 1950, au Brésil.
Malédiction
Mais la malchance revient dès 1954 : l’Espagne, aux portes du Mondial en Suisse, perd le tirage au sort au profit de la Turquie à laquelle elle avait concédé deux nuls...
En 1962, l’Espagne se présente au Chili avec une équipe séduisante. Mais Alfredo Di Stefano forfait, les rouge et jaune sont éliminés dès le premier tour par les deux futurs finalistes, le Brésil et la Tchécoslovaquie.
Argentine 1978 : l’Espagne, malgré un nul méritoire face au Brésil (0-0), pâtit de sa défaite contre l’Autriche (2-1), censément plus faible.
Le carton de 1986, 5 à 1 en 8e contre l’épouvantail danois qui avait passé six buts (6-1) à l’Uruguay et battu la RFA (2-0) en poule, rend plus amère encore l’élimination en quarts de finale par la Belgique aux tirs au but.
Même frustration en 1994 quand l’Italie s’impose au même stade (2-1) grâce à un but de Roberto Baggio sur contre-attaque.
La Coupe du monde suivante commence mal, avec une défaite face au Nigeria (3-2) due notamment à une énorme bourde du gardien Andoni Zubizarreta. Le carton sur la Bulgarie (6-1) n’y fera rien : l’Espagne ne passe pas le premier tour.
L’arbitrage s’en mêle en 2002, quand en quarts de finale, l’homme en noir refuse de valider deux buts espagnols, dont un en prolongation, contre la Corée du Sud qui l’emporte finalement aux tirs au but, à domicile.
En 2006, l’éviction de l’Espagne d’un Mondial restera dans la mémoire collective espagnole entachée par cette faute litigieuse de Puyol sur Henry. Et la longue série des désillusions – la « Seleccion » n’a plus atteint le dernier carré d’une Coupe du monde depuis 1950 – se poursuit inexorablement...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La sélection espagnole, qui avait impressionné la planète football lors du premier tour du Mondial avec son jeu solide et efficace, a perdu comme toujours assez tôt dans la compétition, éliminée par la France (3-1) en 8e de finale à Hanovre.
L’Espagne y croyait. L’Ukraine, principal rival dans le groupe H ? Écrasée 4-0, avec la manière de surcroît (voir le 4e but signé Fernando Torres à l’issue d’une superbe action collective).
Contre la Tunisie, la « Seleccion » se fait surprendre d’entrée de jeu (8e minute), mais elle trouve les ressources pour revenir dans les 20 dernières minutes et s’imposer tranquillement (3-1).
Le 3e match, confié aux « coiffeurs », se révèle plus laborieux, mais les remplaçants espagnols obtiennent sans trembler une petite victoire (1-0).
Raul le disgracié, qui débute le...