L’Ukraine s’est qualifiée dès sa première participation aux quarts de finale d’une Coupe du monde, en dominant la Suisse aux tirs au but (0-0, après prolongation, 3 t.a.b. à 0) au terme d’un match fermé, hier à Cologne.
Le héros de la séance a été le gardien de but Oleksandr Shovkovskiy, qui a arrêté deux tirs au but suisses, le troisième échouant sur sa barre transversale, effaçant ainsi l’échec initial d’Andrei Shevchenko, tandis qu’Oleg Gusev marquait le tir vainqueur.
L’Ukraine espère désormais imiter la Croatie, dernier pays européen avant elle à avoir passé le premier tour dès sa première participation en 1998. Son parcours s’était terminé par une troisième place, après un revers (1-2) en demi-finale contre le futur vainqueur, la France.
Les hommes d’Oleg Blokhine affronteront en quart de finale l’Italie, victorieuse de l’Australie (1-0) grâce à un penalty généreux transformé par Totti à la dernière minute du temps additionnel, vendredi à Hambourg.
La première période suintait la peur. Chaque équipe avait, il est vrai, de bonnes raisons de se faire du souci sur le plan défensif.
Côté suisse, l’arrière-garde invaincue jusqu’à présent devait se passer pour la première fois de son leader Senderos, forfait jusqu’à la fin du tournoi en raison d’une blessure à l’épaule droite.
Deux poteaux
Son remplaçant, le jeune Djourou (19 ans), rencontrait très vite des problèmes, à l’image de ce coup franc qu’il avait provoqué en fauchant Voronin alors qu’il avait un temps d’avance au départ de l’action et sur lequel Shevchenko le devança de la tête (20). Heureusement la barre sauva Zuberbuhler.
Köbi Kuhn finit par le remplacer dès la 34e minute par le plus expérimenté, Grichting (27 ans), qui se distingua rapidement par un bon tacle devant Voronin (42).
Dans le camp ukrainien, la défense était décimée. Rusol et Sviderskiy étaient suspendus, Yezerskyi, trop juste pour débuter après avoir manqué les deux précédents matches à cause d’une blessure mystérieuse, et le jeune Chigrynskiy (19 ans, 0 sélection) ne figurait même pas sur la feuille de match.
Gusev était donc appelé à redonner un coup de main dans le couloir droit comme face à la Tunisie (1-0) et un autre milieu de terrain, Gusin, reculait dans l’axe.
L’improbable attelage tenait cependant plutôt bien le choc puisque la meilleure occasion helvète intervint sur coup franc, et sur le coup, Shovkovskiy put remercier sa barre qui repoussa la frappe de Frei (23).
Sifflets
Pour le reste, la bataille était tellement acharnée en milieu de terrain que le ballon parvenait rarement aux attaquants dans de bonnes conditions et les spectateurs sifflaient de dépit à la pause, atteinte sans que l’arbitre ait sorti le moindre carton jaune.
Les entrées de Streller côté suisse et Rotan ne changeaient rien à la donne.
Il fallait donc une initiative individuelle ou un coup de pied arrêté pour débloquer la situation. Shevchenko tenta sa chance de loin du gauche, mais manque le cadre de quelques centimètres (66), puis une tête de son partenaire Gusin frôla le poteau sur un corner de Kalinichenko.
Les sifflets redoublaient de vigueur à la fin du temps réglementaire et la prolongation n’allait pas faire taire les grincheux qui avaient de bonnes raisons de se plaindre de la qualité déplorable du spectacle. Heureusement, les tirs au but permirent de déterminer un bien pâle vainqueur.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Ukraine s’est qualifiée dès sa première participation aux quarts de finale d’une Coupe du monde, en dominant la Suisse aux tirs au but (0-0, après prolongation, 3 t.a.b. à 0) au terme d’un match fermé, hier à Cologne.
Le héros de la séance a été le gardien de but Oleksandr Shovkovskiy, qui a arrêté deux tirs au but suisses, le troisième échouant sur sa barre transversale, effaçant ainsi l’échec initial d’Andrei Shevchenko, tandis qu’Oleg Gusev marquait le tir vainqueur.
L’Ukraine espère désormais imiter la Croatie, dernier pays européen avant elle à avoir passé le premier tour dès sa première participation en 1998. Son parcours s’était terminé par une troisième place, après un revers (1-2) en demi-finale contre le futur vainqueur, la France.
Les hommes d’Oleg Blokhine affronteront en...