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Actualités - Chronologie

LITTÉRATURE ENFANTINE Babar souffle ses 75 bougies

Babar fête ses 75 ans. Sans une ride, toujours apprécié des petits et des plus grands, le roi des éléphants, qui a traversé trois quarts de siècle et défié toutes les modes, reste une valeur sûre de la littérature enfantine. Avec son éternel costume trois-pièces vert, son nœud-papillon rouge, sa couronne vissée sur le crâne, accompagné de sa femme Céleste et de leurs trois enfants, Pom, Flore et Alexandre, le roi Babar vit depuis 1931 ses aventures au gré de 25 albums, traduits en 17 langues. Babar est né un soir de l’imagination de Cécile de Brunhoff, professeur de piano, qui raconte à ses deux garçons, avant qu’ils ne s’endorment, l’histoire d’un petit éléphant dont la mère est tuée par un chasseur et qui se réfugie dans une ville où il s’habille en homme. Il revient ensuite chez lui en voiture pour être couronné roi des éléphants. « Nous avons adoré cette histoire et nous nous sommes précipités à l’atelier de mon père, qui était peintre, pour la lui raconter. Il s’est mis à faire des petits dessins et puis l’idée de faire un album l’a pris et il a dessiné sur un grand carnet l’histoire de Babar, qu’il a développée », raconte Laurent de Brunhoff, l’un des deux petits garçons aujourd’hui âgé de 80 ans et qui a repris le pinceau de son père après la Seconde Guerre mondiale. « Mon père a inventé le personnage de la vieille dame, il a donné son nom à Babar qui n’avait pas encore de nom dans l’histoire de ma mère », se rappelle-t-il. Jean de Brunhoff montre alors ses dessins à un proche qui travaille pour des magazines. La première histoire de Babar paraît aux éditions du Jardin des modes et le succès est foudroyant. Un deuxième album paraît en 1932, dans lequel Babar épouse Céleste. En 1933, Babar est publié aux États-Unis. « C’était une surprise, en terme d’édition. Au début des années trente, il n’y avait pas tellement de livres pour enfants. La présentation du livre était totalement nouvelle, avec ses grandes doubles pages pleines de détails », souligne Laurent de Brunhoff, qui vit depuis 1985 aux États-Unis. Jean de Brunhoff meurt en 1937, après avoir conçu sept albums. Laurent reprend l’aventure en 1946 et conduira son héros au fil de 18 autres aventures, dont une dans l’espace. Entre-temps, Babar est devenu une célébrité mondiale. Mais le roi des éléphants a été parfois attaqué comme un reliquat du colonialisme, à tel point qu’un critique s’est même un jour demandé : « Faut-il brûler Babar ? » « L’idée d’un sauvage qui vient vers la civilisation peut être attaquée comme colonialiste, mais je ne pense pas une seconde que ce soit une idée qui est communiquée aux enfants. Je ne pense pas une seconde que ça éveille une idée de ce genre dans un esprit d’enfant » déclare Laurent de Brunhoff.
Babar fête ses 75 ans. Sans une ride, toujours apprécié des petits et des plus grands, le roi des éléphants, qui a traversé trois quarts de siècle et défié toutes les modes, reste une valeur sûre de la littérature enfantine.
Avec son éternel costume trois-pièces vert, son nœud-papillon rouge, sa couronne vissée sur le crâne, accompagné de sa femme Céleste et de leurs trois enfants, Pom, Flore et Alexandre, le roi Babar vit depuis 1931 ses aventures au gré de 25 albums, traduits en 17 langues.
Babar est né un soir de l’imagination de Cécile de Brunhoff, professeur de piano, qui raconte à ses deux garçons, avant qu’ils ne s’endorment, l’histoire d’un petit éléphant dont la mère est tuée par un chasseur et qui se réfugie dans une ville où il s’habille en homme. Il revient ensuite chez lui en...