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Actualités - Chronologie

Les démocrates divisés comme jamais sur la stratégie US en Irak

Alors que le président américain George W. Bush tire un profit maximum des récentes bonnes nouvelles venues d’Irak, les démocrates apparaissent plus divisés que jamais, incapables de se mettre d’accord sur la nécessité de fixer une date pour le retrait des troupes. Pendant que le président Bush fêtait mardi à Bagdad l’embellie marquée par la mort du chef terroriste Abou Moussab al-Zarqaoui et la nomination des ministres irakiens chargés de la sécurité, les ténors démocrates ont fait étalage de leurs divergences. L’ancien candidat à la présidentielle John Kerry propose le retrait des « troupes de combat » d’ici à fin 2006, avec le seul maintien dans le pays de troupes indispensables à la consolidation des forces de sécurité irakiennes. Guère enthousiaste, le numéro deux de la commission des Affaires étrangères Joseph Biden assure qu’il n’a « pas vu » la proposition Kerry, présentée dans le cadre du budget de la défense en débat au Sénat. « Mais je crois qu’avancer une date, sans l’associer à notre plan pour réussir à faire mieux, ne serait pas la meilleure façon de procéder », ajoute M. Biden. Hillary Clinton, possible rivale de MM. Kerry et Biden si elle briguait l’investiture démocrate en 2008, s’est jointe à la cacophonie. « Je ne crois pas que ce soit de bonne stratégie, ni de continuer notre engagement indéfini, comme le fait le président, ce qui, à mon avis, ne met pas assez de pression sur le gouvernement irakien, ni de fixer une date certaine. Je ne suis pas d’accord que ce soit là dans le meilleur intérêt des troupes ou de notre pays », a déclaré Mme Clinton, invitée à une conférence de militants démocrates en même temps que M. Kerry. Ces divisions ont de quoi désespérer l’un des stratèges démocrates pour les élections parlementaires de novembre, le sénateur Charles Schumer, mobilisé sans relâche pour tenter de reconquérir la majorité du Sénat. D’après M. Schumer, les démocrates n’ont guère intérêt à faire des propositions trop précises, au risque d’être critiqués par la majorité. « La balle est dans le camp du président », a déclaré M. Schumer mardi, préférant demander à M. Bush de revenir de Bagdad avec « un plan pour sortir du bourbier », plutôt que d’avancer ses propres propositions. Les républicains vont tenter cette semaine d’exploiter le malaise démocrate, avec un débat prévu aujourd’hui sur une résolution qui stipule notamment qu’« il n’est pas dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis de fixer une date arbitraire pour le retrait ou le redéploiement des forces américaines en Irak ».
Alors que le président américain George W. Bush tire un profit maximum des récentes bonnes nouvelles venues d’Irak, les démocrates apparaissent plus divisés que jamais, incapables de se mettre d’accord sur la nécessité de fixer une date pour le retrait des troupes.

Pendant que le président Bush fêtait mardi à Bagdad l’embellie marquée par la mort du chef terroriste Abou Moussab al-Zarqaoui et la nomination des ministres irakiens chargés de la sécurité, les ténors démocrates ont fait étalage de leurs divergences. L’ancien candidat à la présidentielle John Kerry propose le retrait des « troupes de combat » d’ici à fin 2006, avec le seul maintien dans le pays de troupes indispensables à la consolidation des forces de sécurité irakiennes. Guère enthousiaste, le numéro deux de la commission des Affaires...