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Actualités - Chronologie

ÉNERGIE Fneich défend la privatisation de l’EDL

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mohammad Fneich, a défendu, au cours d’une conférence, une privatisation partielle du secteur de l’électricité. Il s’agit d’une première pour un responsable du Hezbollah. « Je suis pour la privatisation de la production du courant électrique, et pour que le secteur privé assume ses responsabilités dans la maintenance (des centrales) et l’importation du pétrole, car le citoyen exige un bon service à un prix raisonnable », a affirmé M. Fneich. Le ministre a ajouté qu’il n’était « pas du ressort de l’État d’intervenir dans des opérations commerciales ou industrielles, car c’est un mauvais gestionnaire dans ces deux domaines ». Il a préconisé « la constitution d’une commission spéciale pour contrôler la libéralisation du secteur » et souhaité que les « centrales soient confiées à plusieurs sociétés privées » pour éviter une situation de monopole. Selon lui, « la privatisation n’est pas contraire aux choix du gouvernement », qui souhaite une réforme de ce secteur très coûteux pour l’État. Le ministre a indiqué que l’État avait couvert, à hauteur de 522 millions de dollars, les pertes de la société publique Électricité du Liban (EDL) pendant les premiers mois de 2006. Les institutions financières internationales ont, rappelle-t-on, recommandé en 2001 une série de privatisations, dont celle de l’EDL, qui a coûté au Trésor une dizaine de milliards de dollars depuis la fin de la guerre (1975-1990). Mais le Liban n’a pas encore tenu ses engagements devant les bailleurs de fonds de se lancer dans les réformes, ce qui lui permettrait de juguler la progression d’une dette publique évaluée actuellement à 38,5 milliards de dollars. Selon le dernier rapport du FMI, la mise en œuvre d’une réforme de l’EDL permettrait d’obtenir une économie de l’ordre de 2 à 3 points du PIB sur le moyen terme.
Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mohammad Fneich, a défendu, au cours d’une conférence, une privatisation partielle du secteur de l’électricité. Il s’agit d’une première pour un responsable du Hezbollah.
« Je suis pour la privatisation de la production du courant électrique, et pour que le secteur privé assume ses responsabilités dans la maintenance (des centrales) et l’importation du pétrole, car le citoyen exige un bon service à un prix raisonnable », a affirmé M. Fneich.
Le ministre a ajouté qu’il n’était « pas du ressort de l’État d’intervenir dans des opérations commerciales ou industrielles, car c’est un mauvais gestionnaire dans ces deux domaines ».
Il a préconisé « la constitution d’une commission spéciale pour contrôler la libéralisation du secteur » et souhaité que...