La Bourse de Beyrouth était pratiquement stable en ce début de semaine, dans un marché qui avait les yeux rivés vers la deuxième réunion de l’assemblée générale ordinaire de Solidere qui s’est tenue hier avec à son ordre du jour la distribution des bénéfices de l’exercice 2005. À cet égard, et en dépit d’informations très fiables diffusées sur le marché il y a un mois faisant état d’un dividende de 60 cents par action, les opérateurs, qui avaient largement anticipé ce développement, ont estimé hier devoir rester sur la défensive en attendant cette décision qui a été prise après la clôture du marché (voir par ailleurs). Mais il n’en demeure pas moins que quelques investisseurs individuels se sont mis en quête des actions de cette société avant cette décision et après les corrections qu’elles avaient enregistrées récemment. En effet, celles de la catégorie A ont progressé de 22,47 $ à 22,52 $ (+0,22 %) alors que celles de la catégorie B ont reculé de 22,59 $ à 22,52 $ (-0,30 %).
Les valeurs bancaires étaient également mitigées avec la hausse des actions ordinaires de la Byblos Bank de 2,26 $ à 2,31 $ (+2,21 %) et la baisse des certificats GDR de la BLOM Bank de 73,55 $ à 73 $ (-0,74 %) et de la Bank Audi de 67,40 $ à 67,05 $ (-0,51 %).
Aux industrielles, on a relevé la baisse des actions nominatives de Uniceramic de 1,40 $ à 1,30 $ (-7,14 %) et la stabilité du cimentier Holcim à 2,30 $.
Finalement, l’indice BLOM des valeurs libanaises a terminé en très légère hausse de 0,63 point ou 0,04 % à 1 545,45 points, mais dans des échanges toujours médiocres. Le volume d’affaires a ainsi baissé à 169 259 titres d’une valeur de 2 495 729 $, dont 78 757 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 766 674 $, contre 301 946 titres d’une valeur de 2 515 476 $, dont 83 950 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 887 687 $, vendredi dernier.
Les Bourses européennes ont clôturé dans le rouge, dans des échanges modestes où ont dominé les prises de bénéfices après la forte progression de vendredi. Les craintes de chiffres d’inflation trop élevés aux États-Unis et de hausses des taux américains semblent expliquer ce changement de tendance. Cela étant, les projets d’acquisition ou d’alliance entre certaines sociétés (Enel et Suez, Arcelor et Mittal Steel, Axa et Winterthur...) sont passés inaperçus.
La Bourse de New York était moins unanime à la hausse au lendemain de ses pertes de la semaine dernière dans la crainte de voir la Fed continuer à relever ses taux d’intérêt. Bien que certains opérateurs aient procédé hier à une chasse aux bonnes affaires, les propos d’un nouveau membre de la Fed ont renvoyé le marché à la baisse. La présidente de la banque de Réserve de Cleveland, Sandra Pianalto, s’est dit préoccupée par les derniers chiffres de l’inflation en soulignant que le tableau général, « s’il reste inchangé, excède le niveau acceptable de l’inflation ». De plus, l’alerte lancée par les autorités de Floride avant l’arrivée de l’ouragan Alberto a rendu les opérateurs moins unanimes à la hausse. De ce fait, le marché a ignoré l’annonce par Lehman Brothers d’un bénéfice net au 2e trimestre supérieur aux attentes.
L’euro au plus bas depuis six mois
Sur les marchés des changes, l’euro est tombé hier à son plus bas niveau depuis six semaines face à un dollar soutenu par les perspectives de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis fin juin, qui pourrait encore gagner en crédibilité grâce au regain de l’inflation américaine. Les opérateurs ont été peu désireux de vendre leurs dollars, alors que les chiffres attendus de l’inflation américaine, aujourd’hui et demain, pourraient conforter ceux qui s’attendent à un tour de vis monétaire de la Fed.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth était pratiquement stable en ce début de semaine, dans un marché qui avait les yeux rivés vers la deuxième réunion de l’assemblée générale ordinaire de Solidere qui s’est tenue hier avec à son ordre du jour la distribution des bénéfices de l’exercice 2005. À cet égard, et en dépit d’informations très fiables diffusées sur le marché il y a un mois faisant état d’un dividende de 60 cents par action, les opérateurs, qui avaient largement anticipé ce développement, ont estimé hier devoir rester sur la défensive en attendant cette décision qui a été prise après la clôture du marché (voir par ailleurs). Mais il n’en demeure pas moins que quelques investisseurs individuels se sont mis en quête des actions de cette société avant cette décision et après les corrections...