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Audience agitée dans le procès de Saddam Hussein

La 33e audience dans le procès de Saddam Hussein hier à Bagdad a été marquée par les protestations du président déchu irakien, d’un avocat américain et l’expulsion d’un accusé, Barzan al-Tikriti. À la reprise du procès, l’avocat américain Curtis Doebbler a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour un « procès juste » dans l’affaire du massacre de 148 chiites de Doujaïl au nord de Bagdad dans les années 1980, pour laquelle Saddam Hussein et sept de ses ex-lieutenants sont jugés. « Nous demandons une suspension du procès afin de nous donner plus de temps pour préparer » la défense des accusés, a-t-il ajouté. La demande de Me Doebbler a été rejetée par le juge, Raouf Rachid Abdel Rahmane, qui a indiqué en outre que quatre témoins de la défense étaient détenus pour avoir « menti, nous allons les poursuivre ». Deux témoins ont ensuite déposé en faveur de Barzan al-Tikriti, demi-frère de Saddam Hussein et chef des renseignements à l’époque des faits. L’accusé a demandé d’autres témoins, disant que deux de ses anciens gardes du corps refusaient de venir témoigner craignant des représailles. « Pourquoi ? Y a-t-il des fantômes pour les effrayer ? » a demandé le juge. « C’est vous qui êtes effrayant », a rétorqué Barzan al-Tikriti, avant de se faire expulser de la salle d’audience, comme cela lui arrive souvent. Les avocats ont protesté contre cette expulsion, tout comme Saddam Hussein. « Je ne peux pas accepter que des avocats soient insultés », a déclaré le président déchu, qui s’est dit aussi préoccupé par le sort des « Irakiens qui sont écrasés par les chars américain. Vous savez que leur sang est versé tous les jours plus que du temps de Doujaïl ». La prochaine audience est prévue mardi.
La 33e audience dans le procès de Saddam Hussein hier à Bagdad a été marquée par les protestations du président déchu irakien, d’un avocat américain et l’expulsion d’un accusé, Barzan al-Tikriti.
À la reprise du procès, l’avocat américain Curtis Doebbler a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour un « procès juste » dans l’affaire du massacre de 148 chiites de Doujaïl au nord de Bagdad dans les années 1980, pour laquelle Saddam Hussein et sept de ses ex-lieutenants sont jugés. « Nous demandons une suspension du procès afin de nous donner plus de temps pour préparer » la défense des accusés, a-t-il ajouté. La demande de Me Doebbler a été rejetée par le juge, Raouf Rachid Abdel Rahmane, qui a indiqué en outre que quatre témoins de la défense étaient détenus pour avoir « menti,...