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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth continue son mouvement de yo-yo

La Bourse de Beyrouth a continué son mouvement de balancier hier, se reprenant un peu après son léger repli de la veille. Les opérateurs, soulagés mais pas rassurés par les résultats du huitième round de la conférence de dialogue national qui s’est tenu jeudi, ont estimé devoir rééquilibrer leurs portefeuilles-titres à la fin de la semaine en l’absence d’incitations à prendre de nouvelles initiatives dans un sens ou dans un autre. Certes, la confiance des investisseurs, qui n’a guère été rétablie, a constitué encore une fois un obstacle à l’achat de valeurs libanaises dont le niveau n’incite pas à la vente. De ce fait, le marché continuait à être volatil et manquait de performances. Dans ce contexte, Solidere a dû étroitement fluctuer dans les deux sens à la veille de son assemblée générale, après-demain. Ses actions A ont ainsi abandonné 0,13 % contrairement à celles de la catégorie B qui se sont adjugées une petite hausse de 0,22 %. Les valeurs bancaires ont été également mitigées avec la hausse de 4,4 % des actions prioritaires de la Byblos Bank et de 0,37 % des certificats GDR de la Bank Audi d’un côté, et de l’autre la baisse de 1,31 % des actions ordinaires de la Byblos Bank et de 0,20 % des certificats GDR de la BLOM Bank. Le cimentier Holcim est resté faible, reperdant 1,7 % sur quelques ventes de lassitude. Finalement, les hausses l’ont emporté en importance, mais pas en nombre sur les baisses, permettant à l’indice BLOM des valeurs libanaises de gagner 1,43 point ou 0,09 %, dans des échanges toujours minces. En effet, seulement 301 946 titres ont été négociés hier d’une valeur de 2 515 476 $, dont 83 950 actions A et B de Solidere d’une valeur 1 887 687 $, contre 347 582 titres d’une valeur de 3 325 210 $, dont 99 460 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 229 895 $, la veille. Les Bourses européennes ont clôturé la semaine dans le vert après leur forte chute de la veille, les opérateurs ayant digéré le récent relèvement du principal taux directeur de la BCE à 2,75 %. En outre, la poursuite de la baisse de l’euro face au dollar a redonné plus d’actualité aux placements dans les actions des sociétés exportatrices aux États-Unis. Les nouvelles faisant état de fusion ou de rapprochement entre certaines sociétés (Bayer et Schering, Saint-Gobain et Lafarge...) ont également soutenu la tendance par endroits. La Bourse de New York a continué de battre en retraite, souffrant toujours des taux d’intérêt plus élevés aux États-Unis destinés à combattre les pressions inflationnistes. À cela aurait contribué l’aggravation du déficit commercial américain en avril (voir par ailleurs) en raison d’une hausse des importations du pétrole dont la cherté devrait avoir aussi un impact négatif sur la croissance et les profits des entreprises. Il en est de même de l’augmentation de 1,6 % des prix à l’importation en mai sur avril et de 8,3 % sur un an et son effet inflationniste contre lequel le président de la Fed, Ben Bernanke, a mis en garde dès le début de la semaine. L’euro affaibli par les statistiques américaines Sur les marchés des changes, l’euro est resté faible face au dollar, hier, faisant une brève incursion sous le seuil de 1,26 $ à la suite de la publication de statistiques américaines pavant la voie à un prochain resserrement monétaire de la Fed. Anticipant donc un différentiel de taux toujours favorable au billet vert, les opérateurs continuaient de rééquilibrer leurs positions de changes en fonction de cette perspective, indique-t-on dans les milieux cambistes. Élie KAHWAGI

La Bourse de Beyrouth a continué son mouvement de balancier hier, se reprenant un peu après son léger repli de la veille. Les opérateurs, soulagés mais pas rassurés par les résultats du huitième round de la conférence de dialogue national qui s’est tenu jeudi, ont estimé devoir rééquilibrer leurs portefeuilles-titres à la fin de la semaine en l’absence d’incitations à prendre de nouvelles initiatives dans un sens ou dans un autre. Certes, la confiance des investisseurs, qui n’a guère été rétablie, a constitué encore une fois un obstacle à l’achat de valeurs libanaises dont le niveau n’incite pas à la vente. De ce fait, le marché continuait à être volatil et manquait de performances.
Dans ce contexte, Solidere a dû étroitement fluctuer dans les deux sens à la veille de son assemblée générale,...