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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Légère embellie à la Bourse de Beyrouth

La Bourse de Beyrouth a réagi favorablement hier aux propos tenus, la veille, par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, laissant présager une poursuite du dialogue national dont la huitième réunion devrait se tenir demain. La proposition de celui-ci de mettre en place un pacte d’honneur entre les différentes parties, pour réduire la tension sur la scène politique intérieure, semblait soulager la communauté financière, qui était jusque-là sous le choc des derniers incidents nocturnes qui ont eu lieu pendant la nuit du 1er juin en signe de protestation contre une émission télévisée satirique ironisant sur le chef du Hezbollah et sa stratégie de défense. Ces propos se sont ajoutés aux démarches entreprises par d’autres instances religieuses et politiques pour apaiser la situation et assurer la réussite du dialogue national. Dans cette perspective, plusieurs opérateurs ont procédé à une chasse aux bonnes affaires après les récentes pertes de la cote sur fond d’inquiétudes politiques. Solidere a été la principale bénéficiaire de ce mouvement avec la remontée de ses actions A de 0,84 % et B de 0,57 %. Il en est de même des bancaires avec la progression de 1,47 % des actions de la BLC Bank, de 1,38 % des certificats GDR de la BLOM Bank et de 0,43 % des actions prioritaires de la Byblos Bank. L’absence de baisse sur le restant de la cote, avec la stabilisation des certificats GDR de Bank Audi, des actions ordinaires de la Byblos Bank, de Holcim et de Uniceramic, a permis à l’indice BLOM des valeurs libanaises à gagner 8,50 points ou 0,55 % à 1 550,85 points. Ce mouvement est d’autant plus significatif qu’il s’est accompagné d’un regain d’activité. À cet égard, on a relevé la négociation de 228 126 titres d’une valeur de 4 556 077 $, dont 103 078 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 322 851 $, contre 140 999 titres d’une valeur de 2 457 013 $, dont 40 631 actions A et B de Solidere d’une valeur de 905 825 $, la veille. Les Bourses européennes ont plongé hier, affectées par l’inquiétude des investisseurs face au risque d’un renchérissement du crédit, au lendemain d’un avertissement du président de la Fed, Ben Bernanke, qui a laissé la porte ouverte à une prochaine hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Celui-ci a, en particulier, jugé préoccupants les derniers chiffres américains de l’inflation de base (hors alimentation et énergie), soulignant que son organisme s’assurerait que cette inflation reste maîtrisée. De plus, les craintes que la Banque centrale européenne procéderait demain à un relèvement de son principal taux directeur entre un quart de point et un demi-point en pourcentage, à 2,75 % ou à 3 %, lors de la réunion de son conseil de gouverneurs à Madrid, ont également pesé sur la tendance. Même scénario à la Bourse de New York qui, après avoir ouvert en hausse sur une chasse aux bonnes affaires au lendemain de sa dégringolade après les propos de Bernanke, s’est à nouveau effritée. À cela auraient contribué des discours non rassurants au sujet de l’inflation américaine prononcés hier par le président de la Banque de réserve de St Louis, William Poole, et par Susan Bies, membre du conseil des gouverneurs de la Fed. Remontée du dollar grâce à l’hypothèse d’une hausse des taux US Sur les marchés de change, le dollar a progressé face à toutes les autres devises, notamment l’euro, soutenu par la probabilité croissante d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Ce mouvement est intervenu malgré les perspectives de hausse du loyer de l’argent en Europe, dans la mesure où le différentiel de taux devrait rester plus favorable pour l’heure au dollar qu’à l’euro. Élie KAHWAGI
La Bourse de Beyrouth a réagi favorablement hier aux propos tenus, la veille, par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, laissant présager une poursuite du dialogue national dont la huitième réunion devrait se tenir demain. La proposition de celui-ci de mettre en place un pacte d’honneur entre les différentes parties, pour réduire la tension sur la scène politique intérieure, semblait soulager la communauté financière, qui était jusque-là sous le choc des derniers incidents nocturnes qui ont eu lieu pendant la nuit du 1er juin en signe de protestation contre une émission télévisée satirique ironisant sur le chef du Hezbollah et sa stratégie de défense. Ces propos se sont ajoutés aux démarches entreprises par d’autres instances religieuses et politiques pour apaiser la situation et assurer la...