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Les inattendus

Pologne (Gr.A) : les Polonais ne craignent personne ! C’est en tout cas ce que déclare le sélectionneur Pavel Janas. Solides deuxièmes de leur groupe qualificatif derrière l’Angleterre, ils ont pu compter sur une attaque de feu pour obtenir leur billet : 27 buts inscrits, soit dix de plus que les Anglais. Emmenée par l’avant-centre vedette Zuravski, qui aura la lourde tâche de faire oublier Emmanuel Olisadebe, la Pologne devra cependant assurer ses arrières pour espérer passer le premier tour. Le plus : un jeu tourné vers l’attaque. Le moins : une défense aux performances en dents de scie. Costa Rica (Gr.A) : après une qualification proche du miracle, le Costa Rica, toujours dirigé par le Brésilien Alexandre Guimaraes, l’un des acteurs de l’épopée des « Ticos » lors du Mondial 90 (8e de finale), part en Allemagne sans complexe d’infériorité à cultiver dans un groupe où figurent la Pologne et l’Équateur. Avec Paulo Wanchope, meilleur buteur costaricain des éliminatoires (huit buts), ancien joueur de Manchester City, le Costa Rica peut y croire. Le plus : l’attaque et la science de Guimaraes. Le moins : l’inexpérience. Équateur (Gr.A) : qualifié pour la deuxième fois de suite pour le Mondial, l’Équateur a changé de statut. Alors que le Brésil et l’Argentine se partagent le leadership du continent sud-américain, les Équatoriens ont « chipé » la 3e place à l’Uruguay, au Paraguay et à la Colombie. Avec sensiblement la même ossature qu’il y a quatre ans, leurs chances paraissent toutefois assez faibles. Le plus : un groupe soudé. Le moins : un niveau encore faible sur la scène internationale. Paraguay (Gr.B) : attention au Paraguay! C’est ce que doivent absolument avoir en tête les deux favoris du groupe B que sont l’Angleterre et la Suède. Avec un collectif solide, une défense de fer bâtie autour de l’expérimenté Carlos Gamarra (35 ans) et une attaque où brille Roque Santa Cruz, les Paraguayens peuvent s’en sortir une nouvelle fois et atteindre pour la troisième fois d’affilée les huitièmes de finale. Le plus : Santa Cruz dans un pays qu’il connaît bien. Le moins : Absence de joueurs capables de faire la différence. Trinité-et-Tobago (Gr.B) : sa présence en Coupe du monde, la première de son histoire, constitue déjà en soit un véritable exploit. Trinité-et-Tobago a, en effet, arraché sa qualification à l’issue d’un match de barrage face au Bahreïn, grâce à un but du défenseur Dennis Lawrence lors du match retour (1-0, 1-1 à l’aller), un joueur qui évolue en quatrième division anglaise. Le sélectionneur néerlandais Leo Beenhakker a dû, depuis, contenir l’enthousiasme de tout un pays, affirmant que sur les 32 participants, Trinité-et-Tobago était le « 32e ». Dans une sélection composée d’inconnus se trouve tout de même une pépite : l’ancien joueur de Manchester United Dwight Yorke. Le plus : Dwight Yorke. Le moins : un niveau encore bien juste. Iran (Gr.D) : pour la troisième Coupe du monde de son histoire, l’Iran semble cette fois-ci mieux armé avec ses quatre joueurs évoluant en Bundesliga, dont le milieu de terrain du Bayern Munich, Ali Karimi. Jamais véritablement mise en danger lors des éliminatoires, la sélection iranienne bénéficie cependant d’un tirage plutôt délicat, avec notamment le Mexique et le Portugal. Pour compenser la réalité du terrain, les Iraniens compteront sur le soutien de leur importante diaspora basée en Allemagne. Le plus : des joueurs exilés en Europe ayant acquis de l’expérience. Le moins : la défense. Angola (Gr.D) : passée la liesse qui a suivi leur qualification historique, les « Palancas negras » ont très vite retouché terre après une Coupe d’Afrique des nations totalement ratée et terminée au premier tour. Même s’ils ont réussi à devancer le mastodonte nigérian lors des éliminatoires, ils manquent cruellement d’expérience au niveau international. Le plus : une carte fraîcheur qui pourrait surprendre. Le moins : manque patent d’expérience internationale. Ghana (Gr.E) : là encore, l’enthousiasme né de la première qualification des Ghanéens pour une Coupe du monde a vite été refroidi après une Coupe d’Afrique des nations cahin-caha. Éliminés dès le premier tour, les Ghanéens ont sans doute pâti de l’absence en Égypte de leur star Michaël Essien. Mais le milieu de terrain de Chelsea sera bien là en Allemagne en compagnie des autres expatriés (Kuffour, Mensah, Boateng, Appiah, Muntari). Le plus : un milieu de terrain impressionnant. Le moins : une CAN manquée et une attaque inexpérimentée. Ausralie (Gr.F) : l’Australie se fait doucement une petite place sur la scène internationale. L’équipe ne compte quasiment que des expatriés avec à leur tête les deux glorieux « anciens » : Kewell (Liverpool) et Viduka (Middlesbrough) et peut compter sur l’expérience de Guus Hiddink, demi-finaliste lors des deux dernières éditions (en 1998 avec les Pays-Bas et en 2002 avec la Corée du Sud). Le plus : Guus Hiddink, demi-finaliste des deux dernières éditions. Le moins : aucune victoire en Coupe du monde et aucun but marqué. Japon (Gr.F) : le Japon monte petit à petit en puissance après sa première participation au Mondial en 1998. Éliminés au 1er tour en France, 8e de finaliste quatre ans plus tard à domicile, les Nippons, champions d’Asie en 2004 et désormais pris en main par le Brésilien Zico, espèrent franchir un cap en Allemagne. Une nouvelle fois, le milieu de terrain Hidetoshi Nakata et son compère Nakamura en seront les principaux atouts. Le plus : la patte de Zico. Le moins : l’éloignement après le Mondial 2002 disputé à domicile. Togo (Gr.G) : le Togo, autre néophyte africain, semble être retombé sur terre depuis sa qualification. La débâcle de la CAN (trois matches, trois défaites) a non seulement coûté sa place au sélectionneur Stephen Keshi, mais a aussi révélé une grande fragilité. La sélection togolaise semble suspendue à la forme et aux sautes d’humeur d’un Adebayor qui reste le principal atout des Éperviers. Repris en main par l’expérimenté Otto Pfister, le Togo part de toute façon sans pression dans un groupe où la Suisse et la France partent avec les faveurs des pronostics. Le plus : Adebayor, meilleur buteur des qualifications africaines. Le moins : le fantasque Adebayor. Arabie saoudite (Gr.H) : fidèle au rendez-vous mondial depuis 1994, l’Arabie saoudite a réalisé un sans-faute en éliminatoires (10 victoires, 2 nuls). Les Saoudiens manquent cependant encore cruellement d’expérience au niveau international, leur attaquant vedette, Sami al-Jaber, qui faisait déjà partie de l’aventure il y a 12 ans, étant l’un des rares à s’être exilé en Europe pendant quelque temps. Le plus : un jeu vers l’avant. Le moins : tous les joueurs évoluent en Arabie saoudite.
Pologne (Gr.A) : les Polonais ne craignent personne ! C’est en tout cas ce que déclare le sélectionneur Pavel Janas. Solides deuxièmes de leur groupe qualificatif derrière l’Angleterre, ils ont pu compter sur une attaque de feu pour obtenir leur billet : 27 buts inscrits, soit dix de plus que les Anglais. Emmenée par l’avant-centre vedette Zuravski, qui aura la lourde tâche de faire oublier Emmanuel Olisadebe, la Pologne devra cependant assurer ses arrières pour espérer passer le premier tour.
Le plus : un jeu tourné vers l’attaque.
Le moins : une défense aux performances en dents de scie.

Costa Rica (Gr.A) : après une qualification proche du miracle, le Costa Rica, toujours dirigé par le Brésilien Alexandre Guimaraes, l’un des acteurs de l’épopée des « Ticos » lors du Mondial 90 (8e de finale), part en...