Le sélectionneur néerlandais de l’Australie, Guus Hiddink, se dresse sur la route de ses compatriotes à l’occasion d’un match de préparation face aux Pays-Bas, demain à Rotterdam, à une semaine du début de la Coupe du monde de football en Allemagne (9 juin - 9 juillet). La confrontation risque d’être intéressante et spectaculaire entre deux équipes au style offensif et disposées en 4-3-3 selon les principes de l’école néerlandaise. « Lors du match face à la Grèce (victoire de l’Australie 1-0 le 25 mai), l’équipe m’avait complètement rassuré sur le plan tactique. Mes joueurs adhèrent de mieux en mieux au 4-3-3 et savent exactement comment se positionner sur chaque action et c’est très bien », se félicite Hiddink.
Pour la rencontre de dimanche, première confrontation entre les deux pays, les Socceroos devront encore se passer de leur attaquant vedette Harry Kewell. Hiddink est d’ailleurs résigné : le buteur de Liverpool, s’il participera bien au Mondial, « ne sera pas à 100 % de ses capacités ». « Harry ne sera pas capable de tenir 90 minutes pendant les trois matches du premier tour », regrette le mentor, désigné « Entraîneur de l’année » cette saison aux Pays-Bas après un nouveau titre de champion remporté avec le PSV Eindhoven.
Pour plusieurs joueurs australiens (Brett Emerton, Jason Culina, Archie Thompson et Zeljko Kalac) évoluant ou ayant évolué en championnat des Pays-Bas, le match de dimanche aura évidemment une saveur particulière.
L’élève van Basten
Ce sera la cas aussi pour le sélectionneur batave, Marco van Basten, 41 ans, qui rêve sans doute de se bâtir un palmarès aussi glorieux que celui de son aîné Hiddink. L’élève van Basten – il sera le plus jeune sélectionneur lors du Mondial – est bien lancé. Dimanche, le grand Marco dirigera pour la vingtième fois l’équipe des Pays-Bas. Son bilan est déjà impressionnant : 13 victoires, cinq matches nuls et une seule défaite (face à l’Italie) en deux saisons.
Tout n’est pourtant pas rose en ce moment pour les « Oranje ». Van Basten est toujours à la recherche de la meilleure formule en défense centrale, peu rassurante lors des derniers matches amicaux. Et, surtout, van Basten ne peut toujours pas compter sur l’apport de Rafael van der Vaart, son meneur de jeu régulièrement en délicatesse avec sa cheville gauche. « Rafael s’entraîne dur pour être prêt et j’espère qu’il sera en condition pour le Mondial. J’ai une grande confiance en lui. C’est un joueur de talent qui a une grosse influence sur l’équipe lorsqu’il joue », admet van Basten. Le sélectionneur constate avec soulagement que le remplaçant attitré de van der Vaart, Wesley Sneijder, est tout à fait apte à diriger la manœuvre en milieu de terrain. Lors des deux récents matches de préparation (1-0 samedi face au Cameroun et 2-1 jeudi face au Mexique), le jeune joueur de l’Ajax Amsterdam a effectivement été brillant.
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