Vacances, temps de préparation plus long : la FIFA s’est montrée aux petits soins pour les joueurs afin qu’ils abordent le Mondial 2006 dans un état de fraîcheur leur permettant de produire du beau jeu, quatre ans après la faillite footballistique en Asie.
« C’est inédit ou en tout cas c’est la première fois depuis bien longtemps que des joueurs ont une semaine de vacances et que les sélectionneurs ont autant de temps pour préparer leurs équipes. Comme quoi, la FIFA a tiré les leçons du passé », analyse le docteur Jean-Marcel Ferret, médecin de l’équipe de France en 2002. Le tournoi en Corée du Sud et au Japon avait vu les champions du monde sur les rotules se faire piteusement éliminer du Mondial sans marquer le moindre but ou l’Argentine, favorite annoncée, se montrer des plus décevantes (élimination au 1er tour).
« Le temps de repos mental et physique est absolument capital. Qui dit repos ne dit pas forcément vacances. Sur le plan mental, il vaut mieux que le joueur ait pu penser à autre chose que le football. Qu’il ait pu aller en famille ou voir des amis », explique Roger Propos, préparateur physique de la Côte d’Ivoire.
« Globalement, ce sont les dix dernières semaines qui comptent. Si un joueur a beaucoup joué ces dix dernières semaines, alors il risque de le payer au Mondial. Sans compter le stress mental », affirme le Dr Ferret.
Casse-tête
« Le stress est un élément capital. Un joueur fatigué mentalement n’est plus le même », ajoute M. Propos qui souligne les différents cas de figure : d’un joueur comme Boka qui a joué le maintien (relégué avec Strasbourg) qui vient avec un stress négatif à un joueur comme Kolo Touré qui a disputé une finale de C1 avec Arsenal qui vient avec du stress positif ou encore Didier Drogba qui doit se battre pour une place de titulaire dans un club comme Chelsea... Sans compter ceux qui ne savent pas où ils joueront la saison prochaine, il y a tous les stress possibles ».
Les préparateurs sont donc confrontés à de véritables casse-tête pour préparer leurs joueurs. « Cela paraît évident, mais il y a 23 joueurs, donc 23 cas différents qu’il faut prendre en compte pour tenter d’amener tout le monde en bonne forme ensemble. De ce point de vue, la Coupe d’Afrique a certes augmenté le nombre de matches disputés par les joueurs, mais elle nous a permis de mieux connaître les joueurs et cela c’est un atout », estime M. Propos qui pointe les difficultés de la récupération.
« Les joueurs ne récupèrent pas de la même manière et la récupération est capitale si vous voulez aller loin. Je pense qu’en Asie, avec le climat, cela a été difficile : chaleur, fort taux d’humidité... Maintenant, en Europe, tout le monde devrait être plus habitué, mais, d’un autre côté, s’il y a une canicule en Allemagne en juin, les équipes qui se seront préparées là où il fait frais peuvent avoir des surprises. »
Le Dr Ferret et M. Propos sont en tout cas d’accord pour conclure que le football devrait être meilleur en Allemagne qu’en Asie. « Avec les efforts faits par la FIFA, on va dans le bon sens. »
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« C’est inédit ou en tout cas c’est la première fois depuis bien longtemps que des joueurs ont une semaine de vacances et que les sélectionneurs ont autant de temps pour préparer leurs équipes. Comme quoi, la FIFA a tiré les leçons du passé », analyse le docteur Jean-Marcel Ferret, médecin de l’équipe de France en 2002. Le tournoi en Corée du Sud et au Japon avait vu les champions du monde sur les rotules se faire piteusement éliminer du Mondial sans marquer le moindre but ou l’Argentine, favorite annoncée, se montrer des plus décevantes (élimination...