Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Changes et Bourses Bourse de Beyrouth : stabilité dans un marché atone

La Bourse de Beyrouth a terminé la séance d’hier presque inchangée dans un marché peu actif en raison de la persistance des tensions après la flambée de violence de dimanche dernier sur la frontière libano-israélienne. De l’avis unanime des courtiers, tant que le gouvernement libanais n’aura pas l’exclusivité de l’usage de la force sur son territoire, la situation restera précaire dans l’état actuel des choses à la lumière de ce qui s’est passé pendant le week-end. Et d’ajouter que le climat d’investissement dans le pays devrait se ressentir de cette situation malgré les perspectives de croissance de la plupart des sociétés cotées sur la place de Beyrouth. Les investisseurs locaux sont restés donc préoccupés par cette situation très compliquée qui prévaut dans le pays et qui constitue le principal obstacle à la réussite du dialogue national qui reprendra ses travaux la semaine prochaine. En effet, les opérateurs ont hésité encore hier à prendre de nouvelles positions, certains d’entre eux estimant devoir prendre leurs gains sur quelques valeurs alors que d’autres profitant de ce courant pour rééquilibrer leurs portefeuilles. Cela étant, Solidere a été diversement orientée comme la veille avec la baisse de 0,80 % de ses actions A et la hausse de 1,42 % de ses actions B. Il en est de même du secteur bancaire qui a fluctué dans les deux sens avec la hausse de 1,76 % des actions ordinaires de la Byblos Bank et de 1,56 % des certificats GDR de la BLOM Bank d’un côté, et, de l’autre, la baisse de 1,08 % des actions ordinaires de la Bank of Beirut, de 3,01 % des actions prioritaires de la Byblos Bank et de 2,20 % des certificats GDR de la Bank Audi. Pour ce qui est du cimentier Holcim, qui a convoqué ses actionnaires à une assemblée générale le 22 juin, il s’est négocié en hausse de 2,22 %. Finalement, l’indice BLOM des valeurs libanaises n’a presque pas changé, affichant 1 537,47 points (+0,01 %) dans un volume d’affaires très limité. À cet égard, on a relevé la négociation de 94 630 titres d’une valeur de 2 914 999 $, dont 34 729 actions A et B de Solidere d’une valeur de 774 475 $, contre 406 243 titres d’une valeur de 3 097 979 $, dont 60 007 actions A et B de Solidere d’une valeur 1 337 496 $, la veille. Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse hier, après de mauvaises nouvelles sur le front des taux d’intérêt en zone euro sur fond d’une accélération de la croissance de la masse monétaire M3 (+8,8 % en avril contre 8,5 % en mars). En outre, l’appréciation de l’euro face au dollar, qui risque de compromettre les exportations européennes vers les États-Unis, a aussi pesé sur la tendance. La Bourse de New York a également évolué en nette baisse sur des prises de bénéfices, après trois séances consécutives de hausse la semaine dernière. Ce mouvement a été relancé hier par la baisse de l’indice de confiance des consommateurs américains à 103,2 points en mai contre 109,8 points en avril, laissant craindre un ralentissement de la croissance économique aux États-Unis. Le rebond du pétrole a pesé aussi sur la tendance. Le dollar affecté par la baisse de la confiance des consommateurs US Sur les marchés des changes, le dollar a reculé hier face à l’ensemble des devises, notamment l’euro, en réponse au recul de l’indice de confiance des consommateurs américains, excluant toute perspective de hausse du principal taux directeur de la Fed le 29 juin à plus de 5 %. Ce développement est venu neutraliser la nomination d’un nouveau secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, qui est perçu comme partisan d’un dollar fort. Élie KAHWAGI
La Bourse de Beyrouth a terminé la séance d’hier presque inchangée dans un marché peu actif en raison de la persistance des tensions après la flambée de violence de dimanche dernier sur la frontière libano-israélienne. De l’avis unanime des courtiers, tant que le gouvernement libanais n’aura pas l’exclusivité de l’usage de la force sur son territoire, la situation restera précaire dans l’état actuel des choses à la lumière de ce qui s’est passé pendant le week-end. Et d’ajouter que le climat d’investissement dans le pays devrait se ressentir de cette situation malgré les perspectives de croissance de la plupart des sociétés cotées sur la place de Beyrouth.
Les investisseurs locaux sont restés donc préoccupés par cette situation très compliquée qui prévaut dans le pays et qui constitue le...