Il y a les habitués, les mercenaires monnayant leur savoir-faire au gré des éditions, les agités du banc de touche ou, au contraire, les sages qui rassurent : les 32 sélectionneurs présents au Mondial 2006 possèdent des profils bien distincts.
Parmi les techniciens les plus assidus à ce niveau, la figure de Carlos Alberto Parreira se détache largement. Le Brésilien a justement été choisi pour son expérience, qualité idéale pour mener ses compatriotes vers un sixième titre de champion du monde.
L’homme n’en est pas à son coup d’essai. À l’origine de la 4e étoile brodée sur le maillot auriverde après le sacre de 1994 aux États-Unis, Parreira a également dirigé trois pays du Golfe lors de phases finales. Une permanence au plus haut niveau qui lui permettra d’égaler le record du Serbe Bora Milutinovic, présent à cinq reprises au Mondial.
Le Français Henri Michel et l’Américain Bruce Arena peuvent également revendiquer un certain vécu international. Après une carrière de joueur réussie et marquée par une participation au Mondial 1978 en Argentine, Michel est passé très vite de l’autre côté de la barrière et s’est forgé une réputation flatteuse en tant qu’entraîneur, entretenue par la 3e place ramenée du Mexique en 1986 avec l’équipe de France.
La « science » d’Arena
Le Cameroun (1994) et le Maroc (1998) ont ensuite fait appel à ses services lors de la « grand-messe » du football. Resté fidèle à l’Afrique, Michel s’est engagé avec la Côte d’Ivoire pour connaître une 4e fois la fièvre du Mondial.
Arena est, lui, l’inamovible « coach » de la sélection américaine depuis le Mondial 1998 et s’apprête à vivre sa troisième phase finale d’affilée. À l’autre extrémité, certains n’ont pas hésité à couper le cordon avec la « mère patrie » malgré de réels succès avec leur pays. Luiz Felipe Scolari, vainqueur avec le Brésil en 2002, aimerait refaire le même coup, cette fois avec le Portugal, et effacer le cauchemar de Lisbonne et la défaite en finale du dernier Euro face à la Grèce (1-0).
Demi-finaliste des deux dernières éditions avec les Pays-Bas et la Corée du Sud, le Néerlandais Guus Hiddink a, de son côté, succombé aux sirènes de l’Australie avec qui il aura toutefois bien du mal à rééditer ses exploits passés.
Des bizuts prestigieux
Son compatriote Dick Advocaat, grand voyageur, lui a succédé au pays du matin calme.
Quant à Roger Lemerre, il semble revivre en Tunisie, quatre ans après l’échec retentissant de la France au 1er tour du Mondial 2002.
Au total, sur les 32 sélections qualifiées, quinze seront dirigées par des étrangers.
Des années passées à la tête des équipes nationales de jeunes peuvent également constituer un tremplin vers les A dont ont su profiter le Français Raymond Domenech, le Brésilien Marcos Paqueta (Arabie saoudite) et l’Argentin José Pekerman. Les anciennes gloires ont également été mises à contribution par certaines fédérations.
Trois attaquants européens légendaires, Oleg Blokhine (Ukraine), Marco Ban Basten (Pays-Bas) et Jurgen Klinsmann (Allemagne) conduiront pour la première fois leurs pays en phase finale de Mondial.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il y a les habitués, les mercenaires monnayant leur savoir-faire au gré des éditions, les agités du banc de touche ou, au contraire, les sages qui rassurent : les 32 sélectionneurs présents au Mondial 2006 possèdent des profils bien distincts.
Parmi les techniciens les plus assidus à ce niveau, la figure de Carlos Alberto Parreira se détache largement. Le Brésilien a justement été choisi pour son expérience, qualité idéale pour mener ses compatriotes vers un sixième titre de champion du monde.
L’homme n’en est pas à son coup d’essai. À l’origine de la 4e étoile brodée sur le maillot auriverde après le sacre de 1994 aux États-Unis, Parreira a également dirigé trois pays du Golfe lors de phases finales. Une permanence au plus haut niveau qui lui permettra d’égaler le record du Serbe Bora Milutinovic,...