Rechercher
Rechercher

Actualités

Nucléaire Les pays du Golfe espèrent dialoguer directement avec l’Iran.

Le ministre omanais de l’Information a confirmé hier que les monarchies arabes du Golfe espéraient avoir conjointement un « dialogue » avec l’Iran afin de contribuer à trouver une solution à la crise provoquée par le programme nucléaire iranien. « Il y a bien sûr coordination » entre les six pays arabes du Golfe « pour voir s’il est possible d’avoir un dialogue afin de poursuivre la voie diplomatique avec la partie iranienne », a déclaré à Mascate le ministre omanais de l’Information, Hamad ben Mohammad ben Mohsen al-Rachidi. Interrogé quant à savoir si une délégation de ces six pays arabes du Golfe allait se rendre bientôt à Téhéran, comme il en est question, M. Rachidi s’est montré prudent. « Nous sommes encore en train de discuter. Quand vous apprendrez qu’ils sont là-bas (à Téhéran), ça voudra dire que c’est pour de vrai », a-t-il dit. Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Mohammad Sabah al-Salem al-Sabah, avait fait état dimanche de cette initiative commune. Il avait affirmé que les six pays du Conseil de coopération du Golfe avaient formé une délégation conjointe chargée de parler directement au gouvernement iranien dans l’espoir de promouvoir « une coopération globale (de Téhéran) avec la communauté internationale en général et l’AIEA en particulier ». M. Rachidi a espéré par ailleurs un dialogue direct entre les États-Unis et l’Iran, ce que Washington refuse pour l’instant. « Quelle est l’alternative s’il n’y a pas de dialogue ? C’est la confrontation », a-t-il poursuivi. Parallèlement, le gouvernement iranien a confirmé hier que l’Iran refuse de suspendre son enrichissement d’uranium. « Nous ne reculerons pas », a dit le porte-parole du gouvernement Gholam Hossein Elham, lors de son point de presse hebdomadaire, en insistant sur le « droit légal et absolu » de l’Iran à l’enrichissement. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) et l’Allemagne doivent se retrouver demain à Londres pour étudier une offre européenne visant à convaincre l’Iran de notamment suspendre son enrichissement d’uranium. Évoquant la réunion de demain, M. Elham a déclaré que « quelle que soit la décision qu’ils vont prendre, elle doit respecter les droits légaux et légitimes de l’Iran ». D’autre part, à Pékin, Angela Merkel et son homologue chinois Wen Jiabao se sont opposés à ce que Téhéran dispose de la capacité de fabriquer des armes nucléaires. « Nous avons parlé de l’Iran et sommes convenus qu’il ne devrait pas avoir le potentiel de fabriquer des armes nucléaires et ne devrait pas contribuer à la prolifération des armes de destruction massive », a indiqué la chancelière, sans préciser si les divergences sur les moyens d’y parvenir avaient ou non été surmontées. Enfin, le directeur général de l’AIEA Mohammad el-Baradei est parti hier pour Washington où il devrait presser les responsables américains de laisser la porte ouverte à un compromis avec l’Iran sur la question de ses ambitions nucléaires


Le ministre omanais de l’Information a confirmé hier que les monarchies arabes du Golfe espéraient avoir conjointement un « dialogue » avec l’Iran afin de contribuer à trouver une solution à la crise provoquée par le programme nucléaire iranien.
« Il y a bien sûr coordination » entre les six pays arabes du Golfe « pour voir s’il est possible d’avoir un dialogue afin de poursuivre la voie diplomatique avec la partie iranienne », a déclaré à Mascate le ministre omanais de l’Information, Hamad ben Mohammad ben Mohsen al-Rachidi. Interrogé quant à savoir si une délégation de ces six pays arabes du Golfe allait se rendre bientôt à Téhéran, comme il en est question, M. Rachidi s’est montré prudent. « Nous sommes encore en train de discuter. Quand vous apprendrez qu’ils sont là-bas (à Téhéran),...