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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth panse ses plaies grâce à Solidere

Bourse de Beyrouth pansait encore hier ses plaies après sa baisse du début de la semaine, la plupart des valeurs qui y sont cotées se refaisant une santé, notamment Solidere. L’assemblée générale ordinaire de cette société, qui n’a pas pu se réunir pour la première fois hier faute de quorum, a été convoquée au 12 juin avec à son ordre du jour la distribution de 100 millions $ à ses actionnaires à raison de 60 cents par action au titre de l’exercice 2005 ainsi que d’autres sujets œuvrant en sa faveur (voir par ailleurs). Ce développement, qui intervient au lendemain du lancement par la Bank Audi d’une banque d’investissement en Arabie saoudite, est venu donc reléguer au second plan les inquiétudes politiques qui planent sur le pays et qui rendent risqués les placements en actifs libanais. En effet, les actions A et B de Solidere se sont adjugées en hausse de 0,35 % et de 0,26 % respectivement, ainsi que plusieurs valeurs bancaires. À cet égard, on a relevé la remontée de 0,29 % des certificats GDR de la Bank Audi et de 1,80 % des actions prioritaires de la Byblos Bank, ainsi que la progression des actions ordinaires de la BLC Bank (+0,90 %) et de la Bank of Beirut (+0,73 %). Le seul trou de la séance d’hier a été la baisse de 0,72 % des certificats GDR de la BLOM Bank, alors les actions préférentielles de la Bank of Beirut et les actions ordinaires de la Byblos Bank se stabilisaient à leur dernier niveau de la veille ainsi que les parts du Beirut Interbank Fund et du Beirut Global Income. Finalement, l’indice BLOM des valeurs libanaises a regagné 4,47 points, soit 0,29 % par rapport à la clôture de mercredi, à 1 536,37 points, dans des échanges relativement nourris. En effet, 1 135 656 titres ont été négociés hier d’une valeur de 5 369 728 $, dont 80 025 actions de Solidere d’une valeur de 1 796 899 $, contre 191 012 titres d’une valeur de 4 383 524 $, dont 48 647 actions de Solidere d’une valeur de 1 093 640 $, la veille. Les Bourses européennes ont étroitement fluctué dans les deux sens, dans des marchés toujours nerveux, fragilisés par les craintes de tensions inflationnistes et la hausse des taux d’intérêt qui pourrait suivre. La volatilité des Bourses a été aggravée par l’approche de l’expiration aujourd’hui des options sur indices en Europe et aux États-Unis. Cela étant, la Bourse de New York a évolué également vers le bas, après avoir connu des mouvements de va-et-vient de l’ouverture à la clôture, l’annonce d’une baisse de l’indice composite des principaux indicateurs économiques américains de 0,1 % en avril et la forte augmentation de 42 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière pour totaliser 367 000, n’ayant pas apaisé les craintes de resserrement monétaire aux États-Unis. Et le marché n’a pas pu pour autant mettre à profit ce développement ainsi que le relèvement par Morgan Stanley de sa recommandation sur Hewlett-Packard. L’euro dépasse 1,28 $ après des chiffres US médiocres Sur les marchés des changes, l’euro a renoué avec la hausse face à un dollar fragilisé par des chiffres économiques médiocres aux États-Unis. Le changement des anticipations sur l’évolution des taux d’intérêt américains a donc œuvré hier au profit de l’euro qui est parvenu à refaire presque tout le terrain qu’il avait perdu la veille. Élie KAHWAGI
Bourse de Beyrouth pansait encore hier ses plaies après sa baisse du début de la semaine, la plupart des valeurs qui y sont cotées se refaisant une santé, notamment Solidere. L’assemblée générale ordinaire de cette société, qui n’a pas pu se réunir pour la première fois hier faute de quorum, a été convoquée au 12 juin avec à son ordre du jour la distribution de 100 millions $ à ses actionnaires à raison de 60 cents par action au titre de l’exercice 2005 ainsi que d’autres sujets œuvrant en sa faveur (voir par ailleurs). Ce développement, qui intervient au lendemain du lancement par la Bank Audi d’une banque d’investissement en Arabie saoudite, est venu donc reléguer au second plan les inquiétudes politiques qui planent sur le pays et qui rendent risqués les placements en actifs libanais.
En effet, les...