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Actualités - Opinion

ÉCLAIRAGE Tripoli espère engranger les dividendes de la normalisation avec Washington

La Libye a affirmé hier compter sur un développement de son économie et l’amorce d’importants échanges économiques avec les États-Unis, au lendemain de l’annonce d’une normalisation complète de leurs relations restées tumultueuses pendant trois décennies. Pour le ministre libyen de l’Économie et du Commerce, Taïeb al-Safi, l’annonce d’une reprise des relations diplomatiques au niveau des ambassades et le retrait de la Libye de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme aura « un impact positif et même très positif » sur les liens bilatéraux. « Tout cela influera de façon positive sur les économies libyenne et américaine, de même que sur les industriels des deux pays. Il ouvrira la porte à des échanges commerciaux bilatéraux », a déclaré M. Safi à l’AFP. Depuis 2000, la Libye, dont la vente de pétrole constitue la principale source de revenus, s’emploie à démanteler l’économie dirigiste mise en place dans les années 70 pour s’orienter vers l’économie de marché. Pour donner un coup de fouet à l’économie, le Premier ministre Baghdadi Mahmoudi, qui a pris ses fonctions en mars, a mentionné, dans le cadre des réformes, l’ouverture du secteur des banques aux secteurs privé et étranger, et la stimulation des investissements pétroliers. Après la levée des sanctions internationales, puis de l’embargo américain, imposés pendant de nombreuses années à la Libye accusée de terrorisme, les firmes pétrolières américaines et européennes ont fait leur entrée en 2005 dans le pays où les autorités cherchent à lever les difficultés entravant les investissements étrangers. Pour M. Safi, la normalisation complète avec les États-Unis tombe à point et aidera la Libye « dans ses efforts pour la mise en place de son programme ambitieux de croissance, prévoyant la création de zones franches et d’investissements dans le tourisme ». L’impact sera d’autant plus grand, selon Salem Omar, un banquier, que les « compagnies et les banques américaines seront autorisées à opérer en Libye, après une reprise de la confiance dans le secteur local des banques ». Mais, a-t-il prévenu, l’entrée de ces firmes ne signifie pas pour autant « un monopole sur notre économie ». Les États-Unis doivent faire leur « entrée sur notre marché avec des garanties qui servent les intérêts libyens ». L’un des agents d’une compagnie américaine à Tripoli, Mohammad al-Zorouk, a expliqué à l’AFP que l’évolution positive des relations « faciliterait les échanges commerciaux et permettrait de nouvelles possibilités de travail, surtout pour les jeunes ». En 2005, le gouvernement libyen avait annoncé sa décision de consacrer une enveloppe de 2,3 milliards de dollars pour lutter contre le chômage endémique. Le Premier ministre de l’époque, Choukri Ghanem, avait alors précisé que 13 % de la population active était sans emploi. La population active en Libye est estimée à 1,7 million de personnes sur une population totale de 5 millions d’habitants, dont 50 % ont moins de 20 ans, selon des chiffres officiels datant de 2005. Selon les chiffres du Fonds monétaire international, la croissance a varié entre 1 et 4,5 % de 2000 à 2002 en Libye, mais a enregistré ensuite une hausse, le PIB ayant augmenté de 9 % en 2003. Les estimations officielles prévoient une croissance de 9,2 % en 2006.
La Libye a affirmé hier compter sur un développement de son économie et l’amorce d’importants échanges économiques avec les États-Unis, au lendemain de l’annonce d’une normalisation complète de leurs relations restées tumultueuses pendant trois décennies.
Pour le ministre libyen de l’Économie et du Commerce, Taïeb al-Safi, l’annonce d’une reprise des relations diplomatiques au niveau des ambassades et le retrait de la Libye de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme aura « un impact positif et même très positif » sur les liens bilatéraux. « Tout cela influera de façon positive sur les économies libyenne et américaine, de même que sur les industriels des deux pays. Il ouvrira la porte à des échanges commerciaux bilatéraux », a déclaré M. Safi à l’AFP.
Depuis 2000, la Libye, dont...