MRS. HENDERSON PRESENTS
Stephen Frears
Madame Henderson a 69 ans quand elle se retrouve veuve et immensément riche. Comme elle a peur de s’ennuyer, elle rachète le Windmill, un vieux théâtre à l’abandon. Elle décide d’en faire un cabaret et engage pour cela Vivian Van Damm et lui confie la direction des lieux. Leur collaboration est conflictuelle, mais elle porte ses fruits. C’est la révolution dans le milieu théâtral britannique. Mais on n’est pas en 2006 et Madame Henderson est confrontée au puritanisme et à l’hypocrisie ambiants… mais elle connaît Le censeur de la reine. Ce film, qui est une commande faite au réalisateur, ne fait pas partie de ses œuvres majeures, mais il reste néanmoins un « biopic » agréable à regarder parce que c’est Frears qui filme et qu’il a choisi de très bons acteurs, dont Judi Dench et Bob Hoskins.
37,2 ° LE MATIN
Jean-Jacques Beineix
À l’occasion des vingt ans du célèbre film de Beineix, M6 Vidéo sort une édition double collector. L’histoire d’amour torturée de Zorg et de Betty a, en 1986, fait une multitude de fans. Les fans ont vieilli, ils ont 20 ans de plus. Mais le film de Beineix est toujours là. Le film a été remastérisé en version intégrale, c’est-à-dire trois heures mettant parfaitement en valeur la mise en scène de Beineix et la lumière de Jean-François Robin. Deux DVD donc avec, sur le premier disque, la version longue et, sur le deuxième disque, la version originale (sortie en salles et inédite en DVD), ainsi qu’un long documentaire sur l’histoire de 37°2 et des interventions de tous les comédiens, Anglade, Béatrice Dalle, mais aussi Gérard Darmon, Vincent Lindon et Clémentine Célarié. Un film sublime, un collector. Avis à tous ceux qui ne l’avaient pas dans leur dévédéthèque.
LES ÂMES GRISES
Yves Angelo
Dans une petite commune de l’est de la France, en 1917, la municipalité se voit obligée de remplacer l’instituteur devenu fou. Lysia, jeune femme, belle et énergique, est choisie. Le maire du village décide de la faire loger chez le procureur Destinat, un homme seul et redoutablement froid. Quelque temps plus tard, une petite fille est retrouvée morte sur les quais, devant la propriété de Destinat. C’est l’odieux juge Mierck qui est chargé de l’affaire, aidé par l’inquiétant colonel Matziev. Mierck ne porte pas du tout Destinat, son supérieur hiérarchique, dans son cœur. Pourtant, malgré le témoignage d’une vagabonde qui jure l’avoir vu en compagnie de la fillette, il ne semble pas vouloir l’accabler... Il faudrait faire la fine mouche pour trouver à redire sur l’adaptation du roman éponyme de Philippe Claudel (qui est venu à Beyrouth il y a deux ans). L’ambiance est grisâtre et lourde, comme dans le roman. Mais si vous avez lu Les âmes grises, vous n’aimerez pas beaucoup le film.
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Stephen Frears
Madame Henderson a 69 ans quand elle se retrouve veuve et immensément riche. Comme elle a peur de s’ennuyer, elle rachète le Windmill, un vieux théâtre à l’abandon. Elle décide d’en faire un cabaret et engage pour cela Vivian Van Damm et lui confie la direction des lieux. Leur collaboration est conflictuelle, mais elle porte ses fruits. C’est la révolution dans le milieu théâtral britannique. Mais on n’est pas en 2006 et Madame Henderson est confrontée au puritanisme et à l’hypocrisie ambiants… mais elle connaît Le censeur de la reine. Ce film, qui est une commande faite au réalisateur, ne fait pas partie de ses œuvres majeures, mais il reste néanmoins un « biopic » agréable à regarder parce que c’est Frears qui filme et qu’il a choisi de très bons...