Un cœur grand comme ça
L’espace d’un soir, le cœur de milliers de Libanais a battu au rythme d’intenses moments empreints d’émotion, d’enthousiasme et de générosité.
Heartbeat : des jeunes aux talents indescriptibles, aux voix envoûtantes, qui ont offert leur passion et leur amour de la musique à des enfants que la vie n’a pas épargnés…
Heartbeat : chaîne de l’espoir. Espoir de vie à des enfants condamnés à mourir faute de moyens, mais surtout un immense espoir à nous Libanais, qui avons compris ce soir-là que tant qu’il y aura des jeunes au cœur grand comme ça, le Liban ne pourra pas mourir...
À ces jeunes-là, bravo et merci !
Lamia DAROUNI
Heartbeat, une association au grand cœur
Bravo à tous nos jeunes Libanais qui, par leurs voix sublimes, leurs instruments de musique, ont animé durant toute une soirée un bien beau récital avec un succès bien mérité.
Bravo aussi à l’association Heartbeat, qui assure à tous les enfants atteints de malformation cardiaque les soins adéquats à leur survie.
Cette belle chaîne d’espoir est un exemple de générosité, de don de soi. Nous pouvons être fiers de tout ce petit monde qui, malgré les difficultés des temps actuels, continue à soutenir, à encourager et à guérir les enfants gravement atteints.
Nous leur devons non seulement grande reconnaissance, mais aussi contribution permanente pour que leur mission se développe et ne s’arrête pas.
Michèle BAHSALI DOUMET
SOS : carrière sauvage au Metn
Juste avant l’arrivée à Baabdate, le long du dernier kilomètre, s’offre à notre vue un sommet de montagne entier mis en coupe réglée aux seules fins d’enrichir l’entrepreneur construisant cette autoroute et ses parrains politiques. Ce qui était une belle colline boisée de milles pins bercés par le vent maritime n’est plus qu’une calotte désertique recouverte de sable.
La carrière n’est pas destinée à approvisionner le chantier de l’autoroute, mais à compenser l’entrepreneur conduisant les travaux. Le crime contre l’environnement est double ; pour ou contre l’autoroute, on ne peut construire celle-ci sans causer du tort à l’environnement. Mais là ou d’autres multiplieraient les études d’impact environnemental pour amortir les effets néfastes d’une telle construction, nos hommes politiques cupides vont jusqu’à défigurer notre arrière jardin.
À ce rythme, notre belle montagne libanaise ne ressemblera plus qu’à un morceau de gruyère parsemé de béton, d’asphalte, de sable et de quelques taches vertes pendant que nos politiques s’achètent de beaux hôtels particuliers dans les capitales européennes.
Vivement vers des pâturages plus verts.
Pierre NAAYEM
Mai dans notre histoire
Mai 1930 – mai 2006 : plus de trois quarts de siècle sont passés, et on a l’impression de revivre les mêmes événements et d’en oublier d’autres.
Cette année, à titre d’exemple, la commémoration des martyrs du 6 mai est passée presque inaperçue, tandis qu’en 1930, et en se référant à L’Orient, on constate que les poètes évoquaient cette mémoire par des poèmes délirants. Et la foule manifestait.
Quant au 10 mai, c’était la fête des fleurs et, à l’époque, malgré la crise économique qui sévissait (15 faillites pour le premier trimestre), les gens célébraient la fête dans les artères de la capitale. Concernant notre 10 mai 2006, en l’absence de fleurs, seuls les drapeaux ont coloré les rues de Beyrouth et les partis ont manifesté leur mécontentement social.
Enfin côté politique, nos responsables avaient plus de poids et tenaient leurs promesses. Et si la majorité, qui dit aujourd’hui gouverner au nom du peuple, ne veut point discuter avec la minorité, il n’en est pas moins nécessaire de rappeler qu’une majorité, qualifiée d’« eddeiste », avait renversé un cabinet que présidait Émile Eddé lui-même.
Antoine SABBAGHA
Les partisans du général nous écrivent
Pour une mécanique saine
Dans L’Orient-Le Jour du jeudi 11 mai, vous vous élevez contre « la politisation outrancière et malsaine » de la manifestation de la veille.
Même si elle est politisée, où se trouve le problème ? Ne prônez-vous pas la démocratie et la liberté d’expression ? Voulez-vous dire que les 250000 personnes qui ont manifesté sont des bourricots à la solde de politiciens véreux ?
Je ne soutiens aucun politicien et aucun parti politique, mais je ne peux m’empêcher de réagir à des méthodes ou des articles antidémocratiques.
Je pense qu’il est grand temps que tous les politiciens qui nous gouvernent (malheureusement) se mettent sérieusement à régler tous les problèmes du peuple et du pays, en arrêtant les manifestations, les critiques stériles, l’inaction et surtout en stoppant leurs intérêts au détriment du peuple. Et là, je parle de tout le monde, au sein ou en dehors du gouvernement, sans exception.
Pour aider à cela, il faudrait que les médias, dont vous-même, commencent à créer une mécanique saine, positive et constructive pour guider le peuple et ses dirigeants. C’est là où votre rôle sera patriotique au lieu de rentrer dans les méandres de la petite politique malsaine.
La résurrection et la conscience commencent par soi.
Hicham HANNA
Marquer sa différence
Lecteur assidu depuis des années de L’Orient-Le Jour, partisan farouche d’une vraie démocratie au Liban, ardent citoyen d’un Liban fort, uni, libre de tout genre d’ingérence des Palestiniens, Syriens, Israéliens, non adhérent à aucun parti politique, entièrement libre dans mes pensées et mes aspirations politiques, je me permets de signaler un fait marquant : comment peut-on laisser « supposer » à travers certains articles que le général Aoun est devenu un
« prosyrien » ? Lui qui était parmi les premiers, sinon le premier homme politique à dire tout haut ce que tout Libanais disait tout bas. Lui qui était attaqué de tout bord lors de ces premières tentatives de libérer le pays de toute ingérence néfaste, marquer sa différence ne signifie pas trahison, vouloir rassembler ne signifie pas imposition, parler librement ne signifie pas égarement.
Je resterai quand même un lecteur fidèle de votre journal, qui m’accompagne chaque matin dans mes réflexions et mes pensées à notre cher pays.
Georges YAACOUB
France
NDLR
Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
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