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Actualités - Opinion

Électro-Fneich

Heureusement qu’entre deux Conseils des ministres extraordinaires axés sur des dossiers planétaires, comme la présidentielle ou les armes des hommes à barbe, se glisse parfois un Conseil ordinaire pour examiner les problèmes des gens. « Ordinaire », un brillant euphémisme constitutionnel pour ne pas dire « banal » ou « terre à terre »… Incontestablement, le prix de l’humour politique 2006 a été décerné cette semaine à Mohammad Fneich, pendentif du Hezbollah et accessoirement ministre du Jus et de la Flotte. Son plan de réforme de l’EDL s’est d’ailleurs révélé tellement juteux et flottant que ses pairs au sein du gouvernement n’ont, paraît-il, pas encore eu le temps de l’étudier. Forcément, puisque le projet ne comporte que deux idées lumineuses : embaucher de nouveaux administrateurs… et attendre le gaz. Voilà ! Il a trouvé ça tout seul, Momo ! Son écurie électrique nous coûte la somme croquignolette de près d’un milliard de dollars par an ; elle est truffée de fonctionnaires planqués dont la seule qualité est d’être fifty-Maroun fifty-Mohammad ; qui plus est, sont gangrenés par une CGT ringarde dont le patron mélange allègrement les torchons syriens et les serviettes syndicales… Et tout ce que cet intermittent de l’électron propose, c’est un panier de salaires supplémentaires pour égayer son agence électrique pour l’emploi. Silence glacial en Conseil des ministres. À ses collègues qui lui reprochaient de jouer à la dette qui monte… qui monte, le ministre voltaïque a bafouillé quelques mots inintelligibles, puis s’en est retourné à sa sieste. C’était bien le seul moment marrant. Fneich rêve aussi d’un « partenaire stratégique » en vue d’une lointaine privatisation. Mais dans son univers à une dimension, tout financement occidental ne pourrait qu’avoir des relents sionistes. Aussi, notre ami est-il cruellement déchiré entre les deux investisseurs qui restent : l’Iran et la Syrie. Résultat : il ne reste plus aux autres ministres qu’à rédiger l’épitaphe de l’EDL. Ni fleurs ni couronnes. Dans son projet de budget 2006, Jihad Azour offrira impôts à sa mémoire. Gaby NASR
Heureusement qu’entre deux Conseils des ministres
extraordinaires axés sur des dossiers planétaires, comme la présidentielle ou les armes des hommes à barbe, se glisse parfois un Conseil ordinaire pour examiner les problèmes des gens. « Ordinaire », un brillant euphémisme
constitutionnel pour ne pas dire « banal » ou « terre à terre »…
Incontestablement, le prix de l’humour politique 2006 a été décerné cette semaine à Mohammad Fneich, pendentif du Hezbollah et accessoirement ministre du Jus et de la Flotte. Son plan de réforme de l’EDL s’est d’ailleurs révélé
tellement juteux et flottant que ses pairs au sein du
gouvernement n’ont, paraît-il, pas encore eu le temps de l’étudier. Forcément, puisque le projet ne comporte que deux idées lumineuses : embaucher de nouveaux
administrateurs… et...