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Un peu plus de... Les films dits d’Heroic Fantasy

Lord of the Rings, Harry Potter et maintenant Narnia : entre cinéma et littérature, les enfants ne savent plus où donner de la tête. Tour à tour, on les voit scotchés devant leur écran ou plongés dans un livre qui ne fait pas moins de 800 pages. Pour Lord of the Rings et Harry Potter, la plupart des gens savaient, qu’au départ, il s’agissait d’un (ou plusieurs) livre(s). En ce qui concerne Narnia, il s’agit également d’une saga anglaise qui avait cartonné en Grande-Bretagne. Sept livres écrits par C.S. Lewis, traduits en 29 langues et vendus à près de 85 millions d’exemplaires. Narnia, à l’instar de la trilogie de Tolkien, fait partie du genre que l’on appelle « Heroic Fantasy », soit littéralement « Fantastique héroïque » ou, plus communément, « récit fantastique ». Un style qui serait apparu dans les années 30 aux États-Unis. Le genre : c’est un mélange subtil de mythologie, contes de fées, épopée chevaleresque et science-fiction des temps anciens ; bref, un genre qui regroupe tout ce qui peut retenir l’attention des amoureux d’aventures et de fantastique. La caractéristique essentielle de ce genre est de renouer avec les grands récits médiévaux de batailles et les héros sont bien souvent des guerriers qui défendent le bien contre le mal. C’est pourquoi, dans le grand domaine du fantastique, on différencie « Heroic Fantasy » et « Sword and Sorcery » (épée et sorcellerie). L’auteur Fritz Leiber utilisait ce dernier terme pour distinguer les aventures de héros musclés, amoraux et violents contre le surnaturel («Sword and Sorcery », à l’image de Conan le barbare de Howard), versus des champions vertueux défendant le bien contre le mal (« Heroic Fantasy », à l’image de Aragorn de J.R.R. Tolkien et des récits du Moyen Âge. Conan et sa force sauvage (symbole de non-civilisation, donc de non-perversion) n’est pas comparable aux héros de Tolkien. Le style de Conan fut très à la mode pendant les années 80. Mais revenons à nos moutons. On utilise aussi le terme médiéval-fantastique pour définir ce genre, parce que ces mondes imaginaires dans lesquels évoluent les protagonistes de ces épopées tirent leur inspiration du Moyen Âge historique en ce qui concerne la technologie (armes blanches, traction animale et moulins à vent et à eau) et l’organisation sociale : la féodalité. D’autre part, ces histoires s’inspirent également des mythes et légendes et des contes de fées, où la magie est présente et le monde peuplé de créatures fantastiques et monstrueuses. Mais comme les traductions de l’anglais ne sont pas toujours exactes, on préfère aujourd’hui séparer les appellations et cantonner le médiéval-fantastique aux jeux de rôles (comme le célébrissime Donjons et dragons) et utiliser « Hroic Fantasy » pour qualifier les œuvres littéraires et les films du genre. Des sous-genres de genres qui réunissent un tas d’œuvres qui, généralement, sont destinées aux enfants (même si, parfois, ils sont très violents). On retrouve donc dans cette catégorie, Bilbo le hobbit (premier vrai épisode du Seigneur des anneaux), Le cycle de l’assassin de Robin Hobb, Narnia et bien d’autres. Le cinéma, quant à lui, regorge aussi de films inspirés du genre : Shrek, Willow de Ron Howard, Princess Bride de Rob Reiner, mais aussi Highlander, Excalibur, King Arthur, Lancelot du lac ou les Monty Python et leur sacré Graal (1975)…

Lord of the Rings, Harry Potter et maintenant Narnia : entre cinéma et littérature, les enfants ne savent plus où donner de la tête. Tour à tour, on les voit scotchés devant leur écran ou plongés dans un livre qui ne fait pas moins de 800 pages. Pour Lord of the Rings et Harry Potter, la plupart des gens savaient, qu’au départ, il s’agissait d’un (ou plusieurs) livre(s). En ce qui concerne Narnia, il s’agit également d’une saga anglaise qui avait cartonné en Grande-Bretagne. Sept livres écrits par C.S. Lewis, traduits en 29 langues et vendus à près de 85 millions d’exemplaires. Narnia, à l’instar de la trilogie de Tolkien, fait partie du genre que l’on appelle « Heroic Fantasy », soit littéralement « Fantastique héroïque » ou, plus communément, « récit fantastique ». Un style qui serait apparu...