OMC : l’UE refuse de baisser les bras face aux difficultés
le 27 avril 2006 à 00h00
L’UE refuse de baisser les bras devant les difficultés rencontrées par les négociations commerciales à l’OMC et promet toujours une amélioration de son offre agricole si elle obtient les contreparties nécessaires, a affirmé hier le commissaire au Commerce Peter Mandelson. En dépit du nouvel échec pour le cycle de Doha que constitue l’abandon d’une échéance-clef fixée au 30 avril par les 149 pays membres, Bruxelles croit toujours à un résultat « ambitieux mais réaliste » d’ici à la fin 2006, a-t-il expliqué à l’issue d’un long examen de l’état des discussions par la Commission. Cette position volontariste contredit celle de la France, qui plaide, désormais ouvertement, pour un accord a minima, mais elle repose sur le pari que ses principaux partenaires dans la négociation, à commencer par les États-Unis, feront aussi les pas nécessaires dans les échanges intensifs qui se poursuivront jusqu’à la mi-juin. « Nous ne sommes pas prêts à baisser les bras maintenant », a affirmé M. Mandelson en rappelant que les Européens avaient fait le maximum depuis 2001 pour lancer et animer ces négociations. « Il est dans l’intérêt économique de l’Europe que ce round de négociations aille à son terme », a-t-il souligné. « Mais il faut de vrais bénéfices pour tous : c’est la condition fondamentale pour un succès de Doha », a-t-il insisté. Pour Peter Mandelson, « le moment n’est pas venu de chercher une stratégie alternative au système commercial multilatéral » en relançant par exemple une politique d’accords bilatéraux de libre-échange avec d’autres pays ou régions. Résumant les divergences entre principaux acteurs qui ont conduit l’OMC à annuler la réunion au niveau ministériel attendue cette semaine à Genève, M. Mandelson a rappelé que, sur le dossier agricole, « les États-Unis comme l’UE doivent aller suffisamment loin dans l’élimination des subventions qui introduisent des distorsions dans les échanges agricoles et dans l’amélioration de l’accès » à leurs marchés. L’UE y est prête, a-t-il à nouveau affirmé, en estimant que les réformes déjà entreprises de la politique agricole commune (PAC) apportaient « amplement l’espace » nécessaire. Selon une source communautaire, Bruxelles a déjà suggéré, lors des réunions de Londres et Rio de Janeiro, les « flexibilités » susceptibles de rendre son offre agricole plus attractive. L’UE pourrait ainsi réduire le pourcentage (actuellement de 8 %) des produits agricoles classés comme « sensibles » et protégés du plein effet de la baisse des tarifs douaniers. Elle modifierait également la méthode d’élaboration utilisée pour calculer les quotas d’importation accordés en contrepartie aux exportateurs de ces produits.
L’UE refuse de baisser les bras devant les difficultés rencontrées par les négociations commerciales à l’OMC et promet toujours une amélioration de son offre agricole si elle obtient les contreparties nécessaires, a affirmé hier le commissaire au Commerce Peter Mandelson. En dépit du nouvel échec pour le cycle de Doha que constitue l’abandon d’une échéance-clef fixée au 30 avril par les 149 pays membres, Bruxelles croit toujours à un résultat « ambitieux mais réaliste » d’ici à la fin 2006, a-t-il expliqué à l’issue d’un long examen de l’état des discussions par la Commission. Cette position volontariste contredit celle de la France, qui plaide, désormais ouvertement, pour un accord a minima, mais elle repose sur le pari que ses principaux partenaires dans la négociation, à commencer par les...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.