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UNION EUROPÉENNE La croissance reste bien orientée malgré le pétrole

En dépit des prix toujours plus élevés du pétrole, les perspectives de reprise économique restent bonnes en Europe, grâce à une économie allemande qui promet de retrouver son rôle de locomotive et une croissance mondiale soutenue. « Les indicateurs récents en provenance d’Allemagne, de France, d’Espagne, de Belgique et des Pays-Bas envoient le même message : la (croissance de la) zone euro devient plus solide », estime Holger Schmieding, chef économiste pour l’Europe de Bank of America. Les derniers chiffres de croissance publiés hier par le Royaume-Uni et la Belgique accréditent cette opinion. La reprise semble bien engagée dans la deuxième économie européenne avec une croissance de 0,6 % du produit intérieur brut au premier trimestre 2006, soit 2,2 % en glissement annuel. Forte de ce bon chiffre, la Banque d’Angleterre espère une croissance de 2,7 % cette année, après une année 2005 morose (+1,8 %). En Belgique, le rythme de la croissance s’est accéléré pour la quatrième fois consécutive, atteignant 0,8 % au premier trimestre 2006, soit 2,2 % en glissement annuel. La santé de l’économie belge, fortement tournée vers l’export dans l’UE, est souvent considérée par les économistes comme un bon indicateur de la vitalité de l’ensemble de l’Europe. Le Fonds monétaire international (FMI), notant le regain de forme de l’Europe, a d’ailleurs relevé vendredi à 2 % sa prévision de croissance pour la zone euro en 2006, contre 1,8 % précédemment. L’institution multilatérale a ainsi suivi la Banque centrale européenne (BCE), qui avait relevé sa prévision à 2,1 %, tandis que la Commission européenne escompte à 1,9 %. L’an dernier, la croissance n’a atteint que 1,3 % dans la zone euro et 1,6 % dans l’ensemble de l’UE. Les douze pays de la zone euro pèsent pour les trois quarts environ de l’économie de l’UE à 25. Ce relèvement des prévisions intervient en dépit de la hausse continue des prix du pétrole, qui dépassent désormais 70 dollars le baril. Les cours de l’or noir s’établissaient hier à environ 73 dollars à New York et à Londres, après un record à 75 dollars vendredi dernier. Les économistes expliquent que les économies occidentales sont devenues beaucoup plus résistantes à la hausse des prix de l’énergie qu’elles ne l’étaient lors des deux premiers chocs pétroliers de 1973 et 1979. Mais l’optimisme des prévisionnistes se fonde aussi sur des indicateurs prospectifs très favorables. Ainsi, les entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro ont progressé en février de 2,7 % sur un mois et de 13,3 % sur un an, selon les estimations publiées hier par l’office européen des statistiques Eurostat. Des chiffres largement supérieurs aux attentes des économistes.
En dépit des prix toujours plus élevés du pétrole, les perspectives de reprise économique restent bonnes en Europe, grâce à une économie allemande qui promet de retrouver son rôle de locomotive et une croissance mondiale soutenue.
« Les indicateurs récents en provenance d’Allemagne, de France, d’Espagne, de Belgique et des Pays-Bas envoient le même message : la (croissance de la) zone euro devient plus solide », estime Holger Schmieding, chef économiste pour l’Europe de Bank of America. Les derniers chiffres de croissance publiés hier par le Royaume-Uni et la Belgique accréditent cette opinion.
La reprise semble bien engagée dans la deuxième économie européenne avec une croissance de 0,6 % du produit intérieur brut au premier trimestre 2006, soit 2,2 % en glissement annuel. Forte de ce bon chiffre, la Banque...