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Lehmann salué par les tabloïds anglais

Souvent contesté, rarement convaincant depuis son arrivée à Arsenal, Jens Lehmann a qualifié mardi le club londonien pour sa première finale de Ligue des champions de football, d’un penalty arrêté face à Villarreal, réduisant définitivement au silence les dernières critiques. La presse tabloïde anglaise est rarement transie d’admiration pour ce qui vient d’Allemagne. Lehmann s’en est, lui-même, aperçu depuis son arrivée à Arsenal en juillet 2003. Quand son rendement a décliné l’an passé, rien ne lui fut épargné. Mais hier, ces mêmes tabloïds maniaient l’emphase. Le Daily Mail saluait « Jens le géant », soulignant « Jens, le héros, est magnifique ». Le Daily Express donnait dans le « Jens le sauveur », ou encore « le génial Jens a le dernier mot ». Le Daily Mirror y allait d’un « Supermann », comme le Sun, ce dernier ayant incrusté le blason du super héros sur le torse nu d’un Lehmann triomphant. Quand Juan Roman Riquelme, le meneur argentin de Villarreal, s’est avancé à la 89e minute pour tirer un penalty généreusement accordé à son équipe pour une faute de Gaël Clichy sur Jose Mari, le gardien allemand n’a pas tremblé du haut de ses 36 ans. Thierry Henry a pensé venir à son secours. « J’avais vu Riquelme tirer des penalties et noté que quand c’en est un important, quand il a un peu peur ou est un peu nerveux, il attend que le gardien plonge et tire au milieu. Grâce à dieu, il (Lehmann) n’a écouté que lui », a expliqué le capitaine d’Arsenal. Lehmann a fait les choses à sa manière, singulière. Car l’homme a du caractère. Son tempérament ombrageux, ses déclarations intempestives, son attitude tendant à l’arrogance l’ont classé comme un être à part, faisant peu pour sa réputation et sa carrière. Mais mardi, il a été bien inspiré. « Thierry m’a donné un tuyau et je n’ai pas suivi ce conseil, a-t-il raconté. Il y a quelques jours, j’avais imaginé que si Riquelme tirait un penalty, il le mettrait sur ma gauche. J’ai regardé son attitude et deviné qu’il frapperait à gauche. J’ai eu de la chance. » « En football, vous êtes très près d’être en enfer et ensuite d’aller au paradis, et c’est arrivé la nuit dernière, a-t-il ajouté. Je lui ai dit quelque chose (à Riquelme), mais je ne peux pas tout révéler. J’ai pensé que la respiration qu’il prenait avant de frapper était trop longue. » Un an plus tôt, Lehmann aurait été loin de rêver à pareille issue. Champion d’Angleterre en 2003-04, il avait été relégué sur le banc des remplaçants pendant les premiers mois de l’année 2005 pour des erreurs répétées en C1 et en championnat. Des choix hasardeux, des fautes de mains, des sorties aériennes sans autorité. Arsène Wenger n’hésita pas à lui préférer l’Espagnol Manuel Almunia. Mardi, le manageur et le gardien reconnaissaient chacun que ce choix avait été profitable. « Si c’est notre année, Jens va le sauver, a avoué avoir pensé Wenger avant le penalty. C’est peut-être sa force de caractère qui est ressortie. Ce qu’il a fait ce soir montre quel grand gardien il a été toute la saison. Quand vous pensez où il a commencé quand il est venu en Angleterre et les étapes qu’il a franchies, il faut reconnaître tout son mérite. » Lehmann a déjà réussi une grande saison. Et depuis quelques mois, il est même allé crescendo, donnant tort à tous ses détracteurs. Il est maintenant invaincu depuis huit matches et demi en C1, alors que la défense d’Arsenal n’y a, elle, plus encaissé de but depuis 919 minutes. Ce mois d’avril 2006 restera longtemps dans sa mémoire. Le 7 avril, il s’est vu confier pour le Mondial 2006 le poste de n° 1 en équipe d’Allemagne, pour l’assurance démontrée en Ligue des champions. Le sélectionneur Jürgen Klinsmann doit aujourd’hui être plus que jamais convaincu de la justesse de son choix.
Souvent contesté, rarement convaincant depuis son arrivée à Arsenal, Jens Lehmann a qualifié mardi le club londonien pour sa première finale de Ligue des champions de football, d’un penalty arrêté face à Villarreal, réduisant définitivement au silence les dernières critiques.
La presse tabloïde anglaise est rarement transie d’admiration pour ce qui vient d’Allemagne. Lehmann s’en est, lui-même, aperçu depuis son arrivée à Arsenal en juillet 2003. Quand son rendement a décliné l’an passé, rien ne lui fut épargné. Mais hier, ces mêmes tabloïds maniaient l’emphase. Le Daily Mail saluait « Jens le géant », soulignant « Jens, le héros, est magnifique ». Le Daily Express donnait dans le « Jens le sauveur », ou encore « le génial Jens a le dernier mot ». Le Daily Mirror y allait d’un « Supermann...