La Bourse de Beyrouth a reperdu du terrain hier, cédant à des prises de bénéfices aussi bien sur Solidere que sur les principales valeurs bancaires. Dans les salles de marché, les courtiers notent toujours que les investisseurs demeurent prudents à trois jours de la reprise du dialogue national vendredi, alors que la polémique s’envenime entre les participants à cette réunion qui risque de se solder par un fiasco. Dans cette crainte, certains opérateurs ont opté pour le « wait and see », se maintenant à l’écart du marché, contrairement à d’autres qui ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse de certaines actions, par précaution. Et de conclure que les inquiétudes sont essentiellement psychologiques, mais elles pèsent certainement sur la tendance et nourrissent les ventes bénéficiaires.
Cela étant, les actions A et B de Solidere ont abandonné respectivement 0,68 et 0,32 % dans des échanges relativement nourris. Il en est de même dans le compartiment des bancaires où les actions ordinaires et prioritaires de Byblos Bank ont reperdu 2,98 et 0,38 % ainsi que les certificats GDR des Bank Audi et BLOM qui ont reculé de 1,44 et 2,72 % respectivement. Dans ce même secteur, les actions de la BLC Bank ont constitué une exception en s’appréciant de 18,57 %, après plusieurs mois d’absence, ainsi que le cimentier Holcim, aux industrielles, qui a pris 0,85 % après plusieurs journées de baisse.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises est retombé de 1 558,14 points à 1 551,35 points (-0,44 %) dans des échanges toujours modestes, ne dépassant pas au total 338 933 titres d’une valeur de 2 879 763 $, dont 84 597 actions de Solidere d’une valeur de 1 836 762 $, contre 149 161 titres d’une valeur de 2 384 606 $, dont 89 001 actions de Solidere d’une valeur de 1 924 035 $, la veille.
Les Bourses européennes ont été diversement orientées. Certaines d’entre elles ont terminé en baisse, craignant un resserrement du crédit par la BCE après la nouvelle hausse de l’indice Ifo (à 105,9 points) et la remontée de l’inflation en Allemagne (à +2,6 %) en avril. Pourtant, d’autres places, dont Paris, ont trouvé appui dans les bons résultats trimestriels de plusieurs sociétés (Renault, Ingenico, TF1, STMicroelectronics…).
La Bourse de New York était en baisse hier, malgré la nouvelle hausse de la confiance des consommateurs américains en avril (à 109,6 points) et l’augmentation de 0,3 % des reventes de logements aux États-Unis en mars. Les résultats trimestriels mitigés de plusieurs sociétés (Lucent, ATT, Dupont, Northrop Grumman…) ont déçu certains opérateurs, alors que les craintes de hausse des taux d’intérêt américains incitaient d’autres à prendre leurs gains sur les vedettes de la cote.
L’euro au plus haut depuis sept mois et demi face au dollar
Sur les marchés des changes, l’euro est parvenu à toucher hier un plus haut depuis sept mois et demi face au dollar, les bons chiffres de la confiance des consommateurs et des reventes de logements aux États-Unis n’ayant pas suffi à soutenir le billet vert. Les bons indicateurs en provenance de la zone euro et les perspectives de hausse des taux d’intérêt dans cette région ont redonné de l’actualité aux placements dans la monnaie unique européenne aux dépens du dollar qui semble ne plus avoir les faveurs du marché.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a reperdu du terrain hier, cédant à des prises de bénéfices aussi bien sur Solidere que sur les principales valeurs bancaires. Dans les salles de marché, les courtiers notent toujours que les investisseurs demeurent prudents à trois jours de la reprise du dialogue national vendredi, alors que la polémique s’envenime entre les participants à cette réunion qui risque de se solder par un fiasco. Dans cette crainte, certains opérateurs ont opté pour le « wait and see », se maintenant à l’écart du marché, contrairement à d’autres qui ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse de certaines actions, par précaution. Et de conclure que les inquiétudes sont essentiellement psychologiques, mais elles pèsent certainement sur la tendance et nourrissent les ventes...