Rechercher
Rechercher

Actualités

Un peu plus de... Téléréalité encore et toujours

Quand on est un zappeur invétéré, il ne faut pas beaucoup pour que l’on tombe sur une émission de téléréalité. Émissions libanaises comme celles concernant la mode, deux en ce moment officient sur nos chaînes locales, émissions françaises, américaines, anglaises. Malgré la chute de régime des programmes du genre, chaque jour voit naître une nouvelle émission. Si la plupart d’entre elles sont à la limite du ridicule – stars en pleine jungle ou familles qu’on échange – et ne drainent pas grand monde, et bien, certaines voient leur audimat augmenter d’année en année. Alors que la Star Academy perd de l’audience un peu plus chaque saison, l’émission de M6, la Nouvelle Star, quant à elle attire de plus en plus de téléspectateurs. Le pourquoi du comment ? La formule est simple. Vous prenez un jury gentil et sarcastique, talentueux et cassant. Vous choisissez trois hommes : un batteur de renommée internationale qui a accompagné les plus grands, fan de soul, de blues et de musique noire en général ; un producteur sympathique, créateur de comédies musicales, qui a une oreille aiguisée pour reconnaître les talents ; un compositeur qui a découvert Liane Foly et parle toujours avec des métaphores compliquées ; et enfin, vous ajoutez une femme (et pas des moindres), une ex-diva complètement loufoque, chanteuse, qui parle avec émotion et superlatifs. Manu Katché, Dove Attia, André Manoukian et Marianne James. Vous faites passer ensuite de gigantesques castings dans tout le pays, vous choisissez des candidats originaux et c’est parti ! Cette quatrième édition française de notre Superstar locale (Future) marche fort et nombreux sont les Libanais qui la suivent tous les mercredis soir. Et ce n’est pas mal du tout en somme. Cette année, les jeunes ont du talent et certains se démarquent, comme Christophe, une vraie diva, Dominique et Cindy, la petite Suisse aux tresses rasta. Mais malgré la volonté du jury de choisir des candidats « différents » des artistes commerciaux qui officient sur la planète musique, le résultat est qu’une fois sortis de Baltard, le gagnant et quelques heureux deviennent de véritables « produits formatés ». Pourtant le public suit souvent le goût du jury, mais… Où est Jonatan Cerrada, dont la victoire avait rendu fou de rage le parolier Lionel Florence ? Qu’est devenu Steeve Estatoff, rockeur hurlant qui était soi-disant le premier vainqueur atypique d’un programme de télé-crochet ? Pas grand-chose, sauf pour leurs quelques fans. La gagnante de l’année dernière, Myriam Abel, a sorti un album de chansons très soupe, et Amel Bent, heureuse perdante il y a deux ans, a plu au public, gagné une Victoire de la musique et essaie de faire son bout de chemin avec des chansons (Ma philosophie) qui marchent mais sentent encore le formatage. Faut-il perdre pour se faire une place au soleil ? Toujours est-il que malgré le désir du jury « d’éduquer musicalement le public très jeune de Nouvelle Star », malgré le fait que parfois, cette mini-éducation porte ses fruits, et bien, les maisons de disques en décident toujours autrement. Il suffit d’écouter le single-hymne de la Nouvelle Star cette année (J’rai chanter) et, comme dirait Marianne James, que « c’est vraiment de la daube » pour comprendre le système. D’ailleurs le jury a poussé une fois de plus son coup de gueule sur le plateau en disant qu’il ne cautionnait pas du tout cette chanson (pourtant c’est la première fois que ce n’est pas une reprise) et qu’il n’a pas été mis au courant de ce projet. Finalement, l’histoire autour de la Nouvelle Star définit très bien la situation du moment dans le milieu du disque : le public est à la recherche d’autre chose, mais les maisons de disques s’acharnent à croire qu’il faut encore et toujours leur fourguer du commercial. On verra bien qui de Camille ou K-Maro aura la vie longue…
Quand on est un zappeur invétéré, il ne faut pas beaucoup pour que l’on tombe sur une émission de téléréalité. Émissions libanaises comme celles concernant la mode, deux en ce moment officient sur nos chaînes locales, émissions françaises, américaines, anglaises. Malgré la chute de régime des programmes du genre, chaque jour voit naître une nouvelle émission. Si la plupart d’entre elles sont à la limite du ridicule – stars en pleine jungle ou familles qu’on échange – et ne drainent pas grand monde, et bien, certaines voient leur audimat augmenter d’année en année. Alors que la Star Academy perd de l’audience un peu plus chaque saison, l’émission de M6, la Nouvelle Star, quant à elle attire de plus en plus de téléspectateurs. Le pourquoi du comment ? La formule est simple. Vous prenez un jury...