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Actualités - Chronologie

Arsenal-Villarreal : au rendez-vous des novices

Deux novices s’affrontent en demi-finale aller de la Ligue des champions, ce soir à Londres : un Arsenal enfin digne en C1 de son histoire nationale et un Villarreal inattendu à ce niveau pour sa première apparition dans la compétition. Depuis l’arrivée du manageur français Arsène Wenger en 1996, Arsenal avait appris à dominer l’Angleterre, en commun avec Manchester United, mais n’avait jamais su s’attirer les faveurs de l’Europe, avec seulement deux quarts de finale, perdus, en 2001 face à Valence et 2004 à Chelsea. Cette année, distancé en championnat (5e), le club londonien a brisé le cercle vicieux en C1. Au vu du jeu déployé en 8es de finale face au Real Madrid (0-1, 0-0), puis en quarts face à la Juventus Turin (2-0, 0-0), il fait figure de favori logique pour cette demi-finale. L’éveil d’Arsenal doit à une efficacité défensive venue s’ajouter à son habituelle tenue collective et à l’efficacité devant de Thierry Henry, qui sera mercredi en quête de son 50e but européen (dans les différentes Coupes). Les Gunners n’ont plus concédé de buts en C1 depuis 739 minutes. Avec huit matches consécutifs d’invincibilité, ils ont battu le record de la compétition, détenu jusqu’alors par l’Ajax de 1996. Le dernier joueur à avoir marqué contre eux est l’attaquant suédois de l’Ajax Amsterdam, Markus Rosenberg, lors de la 2e journée de la phase de poule. Les stars du Real Madrid et de la Juventus Turin sont aussi restées muettes devant une défense qui compile une moyenne d’âge de 22,5 ans. Mais celle-ci sait ne pouvoir se reposer sur ces lauriers statistiques face à un Villarreal qualifié sur les deux derniers tours au bénéfice du but à l’extérieur. « C’est du 50-50, cette équipe nous ressemble beaucoup même si son style est un peu plus sud-américain, estime Arsène Wenger, le manageur d’Arsenal. Ils alternent bien rythme lent et rapide, alors que nous essayons toujours d’imprimer un même tempo rapide. Une des clés sera de limiter l’influence de Riquelme, mais pour autant, nous ne ferons pas de marquage individuel sur lui. » Avec son équipe à l’accent sud-américain, bien structurée défensivement et organisée autour de l’incroyable talent de passeur de l’Argentin Juan Roman Riquelme, Villarreal n’a connu qu’une défaite, à l’Inter Milan (1-2), en quarts de finale aller. Ce qui ne l’a pas empêché de se qualifier avec un succès 1-0 au retour. Car le « sous-marin jaune » n’a toujours pas perdu un match de C1 dans son stade du Madrigal. L’équipe dirigée par le Chilien Manuel Pellegrini est aussi alléchée par les clubs britanniques. Elle avait ainsi commencé par éliminer Everton au 3e tour préliminaire (1-2, 2-1). Magie d’Highbury Puis elle avait fini, en phase de poules, en tête d’un groupe comprenant Manchester United, contre lequel elle avait réalisé deux 0-0. Enfin, elle avait pris le meilleur sur les Glasgow Rangers (2-2, 1-1) en 8es de finale. Arsenal devrait pourtant tenter d’imposer un tempo très british pour déstabiliser les jaunes. Villarreal se présente en effet fragilisé par l’absence de deux défenseurs centraux, Gonzalo Rodriguez et Juan Manuel Pena, blessés, et la suspension de son gardien titulaire Sebastian Viera, qui avait suscité l’été dernier l’intérêt des Gunners. Sans notamment l’attaquant espagnol Jose Antonio Reyes, suspendu, mais avec son jeune milieu de terrain prodige Cesc Fabregas, remis d’une blessure à un pied, Arsenal compte aussi sur un facteur plus sentimental. Cette demi-finale sera le dernier match européen disputé dans son stade d’Highbury, que le club occupait depuis 93 ans. L’an prochain, il émigrera dans l’Émirates Stadium flambant neuf avec ses 60 000 places. Mais à Highbury, les Gunners n’ont plus perdu en C1 depuis le quart de finale retour face à Chelsea en 2004, soit neuf matches sans défaites (six victoires). Ils espèrent que la magie de la vieille enceinte se prolongera 90 minutes.
Deux novices s’affrontent en demi-finale aller de la Ligue des champions, ce soir à Londres : un Arsenal enfin digne en C1 de son histoire nationale et un Villarreal inattendu à ce niveau pour sa première apparition dans la compétition.
Depuis l’arrivée du manageur français Arsène Wenger en 1996, Arsenal avait appris à dominer l’Angleterre, en commun avec Manchester United, mais n’avait jamais su s’attirer les faveurs de l’Europe, avec seulement deux quarts de finale, perdus, en 2001 face à Valence et 2004 à Chelsea.
Cette année, distancé en championnat (5e), le club londonien a brisé le cercle vicieux en C1. Au vu du jeu déployé en 8es de finale face au Real Madrid (0-1, 0-0), puis en quarts face à la Juventus Turin (2-0, 0-0), il fait figure de favori logique pour cette demi-finale.
L’éveil d’Arsenal...