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Actualités - Chronologie

OMC L’Afrique reproche aux pays riches de manquer de flexibilité

Les pays africains ont reproché hier aux pays riches de manquer de flexibilité dans les négociations en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce et exprimé des doutes sur le respect du délai fixé à fin avril pour parvenir à un accord sur le cycle de Doha. Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, a lui aussi reconnu qu’il serait difficile de s’entendre à temps sur les échanges de produits agricoles et industriels, étape cruciale vers un accord commercial global. « Les négociations se trouvent à un stade avancé ; ça bouge, mais ça ne bouge pas assez. Elles ne sont cependant pas bloquées et nous ne sommes pas dans une impasse », a dit Pascal Lamy au Rwanda, en route pour la réunion au Kenya de l’Union africaine, qui compte 53 membres. Il a précisé qu’il prendrait une décision la semaine prochaine. Selon des experts, l’Afrique pourrait être la principale bénéficiaire d’un succès du cycle de Doha. Mais bon nombre d’Africains estiment que les négociations ont été pour l’instant trop lentes et ne prennent pas en compte les intérêts des plus pauvres. « Les avancées des négociations ont été insuffisantes sur les principales questions qui intéressent l’Afrique », a souligné Elizabeth Tankeu, commissaire de l’UA au Commerce et à l’Industrie. « Les pays développés n’ont pas eu la volonté politique » (nécessaire), a-t-elle ajouté lors d’un discours à Nairobi. Le cycle de Doha, lancé en 2001, vise à abaisser les barrières commerciales mondiales afin de stimuler l’économie mondiale et de sortir de la pauvreté des millions de personnes. Les 149 membres de l’OMC sont censés s’accorder d’ici au 30 avril sur la manière de baisser les subventions et les droits de douane dans l’agriculture sur fond de querelles entre l’Union européenne, les États-Unis et le Brésil pour savoir qui doit en premier ouvrir ses marchés agricoles ou industriels. Dans une déclaration élaborée à l’occasion de la conférence de Nairobi, les ministres africains se disent « profondément inquiets » face à l’absence de progrès et rendent une nouvelle fois les pays riches responsables des retards.

Les pays africains ont reproché hier aux pays riches de manquer de flexibilité dans les négociations en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce et exprimé des doutes sur le respect du délai fixé à fin avril pour parvenir à un accord sur le cycle de Doha. Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, a lui aussi reconnu qu’il serait difficile de s’entendre à temps sur les échanges de produits agricoles et industriels, étape cruciale vers un accord commercial global. « Les négociations se trouvent à un stade avancé ; ça bouge, mais ça ne bouge pas assez. Elles ne sont cependant pas bloquées et nous ne sommes pas dans une impasse », a dit Pascal Lamy au Rwanda, en route pour la réunion au Kenya de l’Union africaine, qui compte 53 membres. Il a précisé qu’il prendrait une décision la semaine...