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Actualités - Document

Le programme économique pour Beyrouth I contesté

Le programme économique qui sera présenté lors de la conférence de Beyrouth I continue de susciter une vive polémique parmi les économistes et les représentants des différents secteurs productifs. L’expert économique, Ghazi Wazni, a considéré que la « feuille de route » du gouvernement pour Beyrouth I est essentielle pour le sauvetage du Liban sur le triple plan économique, financier et social dans la mesure où elle vise à régler le problème des finances publiques et à endiguer l’endettement de l’État. Dans une déclaration à l’agence al-Markaziya, Ghazi Wazni a relevé plusieurs points positifs dans cette « feuille de route », en l’occurrence la réforme du système de retraite, le plafonnement des dépenses, la réduction du gaspillage et le règlement du dossier de l’EDL qui fait assumer à l’État des charges financières de l’ordre de 800 millions de dollars par an. Il s’est également félicité de l’introduction du régime de l’impôt unifié sur le revenu ainsi que de la régularisation des empiètements sur le domaine maritime public. L’expert économique a émis d’autre part des réserves au sujet du relèvement du taux de la TVA de 10 à 12 % ainsi que du relèvement de l’impôt sur les taux d’intérêt servis sur les dépôts bancaires qui passeraient de 5 à 7 %. De son côté, le PDG de la Lebanese Canadian Bank, Georges Abou Jaoudé, a estimé que l’économie libanaise n’a pas tiré profit comme il se devait du surplus de liquidités qui a marqué les marchés du Golfe à la suite de la flambée du prix du brut. Il a considéré que le Liban n’a bénéficié que de certains investissements arabes dans les secteurs bancaire et foncier, et ce en raison de l’état de la sécurité et des retombées sur le Liban de la conjoncture en Palestine et en Irak. Le PDG de la Lebanese Canadian Bank a estimé que le pays du Cèdre a besoin plus que jamais de la stabilité pour une mise en œuvre réussie de la « feuille de route » économique de Beyrouth I. Pour sa part, le vice-président de la CCIAB, Mohammad Lamah, a réaffirmé que les forces économiques ne seraient pas en mesure de supporter de nouvelles impositions telles que préconisées dans le plan économique de Beyrouth I, en attendant une reprise de la croissance économique dans le pays. Enfin, le secrétaire général des relations extérieures à l’Association des industriels, Mohammad Rifaï, a appelé les autorités concernées à élaborer un plan d’urgence pour soutenir et protéger l’industrie locale en vue de lui permettre de concurrencer les produits industriels sur un plan international.
Le programme économique qui sera présenté lors de la conférence de Beyrouth I continue de susciter une vive polémique parmi les économistes et les représentants des différents secteurs productifs.

L’expert économique, Ghazi Wazni, a considéré que la « feuille de route » du gouvernement pour Beyrouth I est essentielle pour le sauvetage du Liban sur le triple plan économique, financier et social dans la mesure où elle vise à régler le problème des finances publiques et à endiguer l’endettement de l’État.
Dans une déclaration à l’agence al-Markaziya, Ghazi Wazni a relevé plusieurs points positifs dans cette « feuille de route », en l’occurrence la réforme du système de retraite, le plafonnement des dépenses, la réduction du gaspillage et le règlement du dossier de l’EDL qui fait assumer à...