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Les forces fidèles à Abbas contrôlent la frontière avec l’Égypte

Les forces spéciales fidèles au président Mahmoud Abbas ont pris hier le contrôle de la frontière entre le sud de la bande de Gaza et l’Égypte. Quelque 150 membres de la garde présidentielle, vêtus de noir et armés de pistolets-mitrailleurs, ont fait irruption au point de contrôle de Rafah à bord d’un convoi de 25 véhicules. Ils y ont pris sans heurt le contrôle des opérations jusque-là assurées par les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Les observateurs de l’UE, stationnés à la frontière dans le cadre d’un accord passé sous les auspices des États-Unis pour rassurer Israël quant au filtrage des armes et des « terroristes » étrangers, se sont réjouis de cette initiative. M. Abbas, considéré comme un modéré, était soumis à des pressions de la communauté internationale et d’Israël pour qu’il s’empare du contrôle de cette frontière aux dépens du ministère de l’Intérieur, aux mains du Hamas. Cette mesure risque d’envenimer les relations déjà tendues entre le chef de l’Autorité palestinienne et le Hamas désormais au gouvernement. « Cela participe d’efforts pour priver le gouvernement d’une partie de son autorité, a affirmé Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas. Nous espérons que cette décision sera réexaminée. » Le mouvement islamiste, qui a écrasé le Fateh d’Abbas lors des élections législatives du 25 janvier, est soupçonné de vouloir introduire des armes clandestinement à partir de l’Égypte.
Les forces spéciales fidèles au président Mahmoud Abbas ont pris hier le contrôle de la frontière entre le sud de la bande de Gaza et l’Égypte. Quelque 150 membres de la garde présidentielle, vêtus de noir et armés de pistolets-mitrailleurs, ont fait irruption au point de contrôle de Rafah à bord d’un convoi de 25 véhicules. Ils y ont pris sans heurt le contrôle des opérations jusque-là assurées par les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur.
Les observateurs de l’UE, stationnés à la frontière dans le cadre d’un accord passé sous les auspices des États-Unis pour rassurer Israël quant au filtrage des armes et des « terroristes » étrangers, se sont réjouis de cette initiative.
M. Abbas, considéré comme un modéré, était soumis à des pressions de la communauté internationale et d’Israël...