Rechercher
Rechercher

Actualités

Une femme sur quatre est battue en Syrie

Une étude publiée cette semaine révèle qu’une Syrienne sur quatre est battue, le plus souvent par son mari ou par son père, brisant le tabou des violences faites aux femmes en Syrie. Cette étude a été menée par l’Union générale des femmes syriennes et financée par le Fonds de développement pour les femmes des Nations unies (Unifem). L’étude révèle que dans 70 % des cas, les violences se produisent dans la sphère familiale et les femmes mariées ont plus de risques d’être exposées aux violences. Mais selon Souad Bukour, une députée syrienne, il est difficile de les convaincre de porter plainte lorsqu’elles sont victimes d’un des membres de leur famille. « Même si un homme peut aller en prison si une femme de sa famille porte plainte contre lui, cela arrive rarement dans notre société... parce que cela jette l’opprobre sur la famille », a déclaré Mme Bukour, qui dirige également l’Union générale des femmes. Selon elle, la condition des femmes en Syrie est meilleure que dans beaucoup d’autres pays en développement, mais il reste des progrès à faire. Les femmes occupent 12 % des sièges au Parlement syrien, contre 12,9 % à l’Assemblée nationale française, et le mois dernier une femme, Najah Attar, a accédé à la vice-présidence. « La Syrie a obtenu de véritables résultats... Les filles rattrapent l’écart avec les garçons sur leur niveau de scolarité à tel point qu’il y a désormais autant de filles que de garçons à l’université », affirme Tamara Saeb, porte-parole de l’Unicef à Damas. La Syrie persiste toutefois à reconnaître les « crimes d’honneur », dont le nombre serait compris entre 200 et 300 chaque année, selon les experts. Le droit syrien prévoit en effet des peines allégées pour les hommes qui tuent des femmes de leur famille ayant eu des relations sexuelles hors mariage.

Une étude publiée cette semaine révèle qu’une Syrienne sur quatre est battue, le plus souvent par son mari ou par son père, brisant le tabou des violences faites aux femmes en Syrie. Cette étude a été menée par l’Union générale des femmes syriennes et financée par le Fonds de développement pour les femmes des Nations unies (Unifem). L’étude révèle que dans 70 % des cas, les violences se produisent dans la sphère familiale et les femmes mariées ont plus de risques d’être exposées aux violences.
Mais selon Souad Bukour, une députée syrienne, il est difficile de les convaincre de porter plainte lorsqu’elles sont victimes d’un des membres de leur famille.
« Même si un homme peut aller en prison si une femme de sa famille porte plainte contre lui, cela arrive rarement dans notre société... parce que...