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À la Knesset, plus de religieux et moins de femmes

Plus de généraux en retraite, moins de femmes, plus de professeurs, plus d’Arabes : les législatives israéliennes ont singulièrement modifié la coloration de la nouvelle Knesset. Mais le plus remarquable est la forte proportion de religieux, près d’un tiers des 120 députés, un fait d’autant plus notable que le parti laïc Shinouï a purement et simplement disparu des bancs du Parlement. Ainsi, ils sont 36 parlementaires à porter la kippa, soit cinq de plus que dans la 16e Knesset. Le bon score réalisé par les partis juifs orthodoxes, le Shass (orientaux) avec 13 mandats (+ 2) et le Judaïsme unifié de la Torah avec 6 mandats (+ 1), a contribué à ce renforcement. Au sein du parti victorieux du Premier ministre par intérim Ehud Olmert, le Kadima centriste créé par Ariel Sharon en novembre, quatre députés sont ouvertement religieux. S’y ajoute un travailliste juif orthodoxe, Michal Melchior, barbe touffue et redingote noire. Le parti russophone et laïc Israël Beiteinou, à l’extrême droite de l’échiquier, dont le dirigeant, Avigdor Lieberman, ne cache pas qu’il aime la bonne chère non cachère, compte dans ses rangs un juif pratiquant, David Rotem. La 17e Knesset voit par ailleurs son nombre de femmes diminuer. Elles ne sont plus que 17, contre 21 dans le Parlement précédent. « Le nombre de femmes dans la politique israélienne a toujours été faible, et l’agenda politique se préoccupe peu du statut des femmes par rapport aux autres dossiers sociaux », explique à l’AFP Ora Achimeïr, une spécialiste de la condition féminine. Selon elle, ce nombre limité de députées est dû en grande partie au fait que les partis religieux, orthodoxes et arabes, n’ont pas fait figurer de femmes à une place éligible sur leurs listes, ce qui n’avait pas été le cas dans la précédente législature. Les électeurs ont en outre donné leur voix à pas moins de 12 généraux à la retraite. Il y en avait neuf avant mardi dernier. Parmi ces anciens militaires de carrière nouvellement élus, figurent deux anciens chefs du Shin Beth, les services de la sécurité intérieure, Avi Dichter, député de Kadima (centre) et Ami Ayalon (travailliste), dont le nom est évoqué pour le portefeuille de la Défense dans la future coalition gouvernementale que le Premier ministre Ehud Olmert va tenter de mettre en place. Une femme parachutiste figure parmi les généraux élus : Esterina Tarman, 5e sur la liste Israël Beiteinou. Les députés arabes israéliens, qui étaient 11 dans la 16e Knesset, ont gagné deux sièges. Le nouveau Parlement comprend en outre un plus grand nombre de professeurs d’université. Ils étaient 13 en 2003, contre 17 aujourd’hui. Le plus jeune élu est âgé de 28 ans, Alex Miller, numéro 10 sur la liste Israël Beiteinou. Il vit en Israël depuis l’âge de 14 ans. Le doyen est l’infatigable Shimon Peres (Kadima), 82 ans, alors que le chef du Parti des retraités, Rafy Eytan, n’a que 79 ans.
Plus de généraux en retraite, moins de femmes, plus de professeurs, plus d’Arabes : les législatives israéliennes ont singulièrement modifié la coloration de la nouvelle Knesset.
Mais le plus remarquable est la forte proportion de religieux, près d’un tiers des 120 députés, un fait d’autant plus notable que le parti laïc Shinouï a purement et simplement disparu des bancs du Parlement. Ainsi, ils sont 36 parlementaires à porter la kippa, soit cinq de plus que dans la 16e Knesset. Le bon score réalisé par les partis juifs orthodoxes, le Shass (orientaux) avec 13 mandats (+ 2) et le Judaïsme unifié de la Torah avec 6 mandats (+ 1), a contribué à ce renforcement.
Au sein du parti victorieux du Premier ministre par intérim Ehud Olmert, le Kadima centriste créé par Ariel Sharon en novembre, quatre députés sont...