La Bourse de Beyrouth a terminé en baisse hier, les investisseurs ayant été déçus par les nouvelles en provenance de Khartoum faisant état d’une vive altercation entre le chef de l’État, Émile Lahoud, et le Premier ministre, Fouad Siniora, autour de la question de la Résistance au Liban. Ce développement, laissant craindre un assombrissement du climat entourant le dialogue national, n’a pas tardé à se répercuter négativement sur un marché boursier qui espère voir plus de rapprochement entre les diverses factions libanaises que de nouveaux facteurs de discorde.
Dans ce contexte empreint d’incertitudes sinon d’inquiétudes, certains opérateurs se sont mis à l’écart du marché alors que d’autres, qui avaient récemment anticipé une amélioration de la conjoncture politique intérieure, ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse de Solidere notamment. C’est ainsi que les actions A et B de cette société devaient abandonner 1,1 % et 0,5 % respectivement dans des échanges toujours peu nourris.
Il en est de même du cimentier Holcim qui a perdu presque tout le terrain qu’il avait gagné dès le début de la semaine (-1,81 %).
En revanche, certaines valeurs bancaires, injustement délaissées ces derniers jours malgré leurs bons résultats annuels, ont pris hier un peu de couleur, comme les certificats GDR des banques Audi (+0,73 %) et BLOM (+0,25 %). Pour ce qui est des actions ordinaires de la Byblos Bank, elles se sont stabilisées contrairement aux actions prioritaires qui ont cédé 1,56 %.
Cela étant, les baisses l’ont emporté en nombre et en importance sur les hausses, faisant perdre à l’indice BLOM des valeurs libanaises 10,13 points (-0,65 %) à 1559,24 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un marché faible, avec 139 925 titres d’une valeur de 2 725 395 $, dont 90 220 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 920 849 $, contre 236 961 titres d’une valeur de 2 347 979 $, dont 46 118 actions de Solidere d’une valeur de 993 205 $, la veille.
Les Bourses européennes ont renoué avec la hausse, les opérateurs ayant digéré les rumeurs de durcissement monétaire en zone euro après la multiplication des signes inflationnistes dans cette région. En outre, les marchés ont trouvé appui dans les nouvelles selon lesquelles ExxonMobil s’apprête à acheter une compagnie pétrolière européenne, alors que la banque UBS est passée à l’achat sur les actions d’InterContinental Hotels.
La Bourse de New York a évolué en hausse hier, après sa baisse jugée exagérée de la veille en réaction au 15e relèvement des taux américains. Ce mouvement est intervenu hier malgré la hausse des prix pétroliers, la publication par GM d’un rapport annuel jugé décevant et l’abaissement par UBS de sa recommandation sur Caterpillar.
Meilleure tenue de l’euro
Sur les marchés des changes, l’euro s’est mieux tenu face au dollar après que les opérateurs eurent digéré le récent relèvement du principal taux directeur de la Fed. Il a trouvé appui dans la perspective d’un resserrement imminent de la politique monétaire de la BCE, après la multiplication des signes de surchauffe économique dans sa région.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a terminé en baisse hier, les investisseurs ayant été déçus par les nouvelles en provenance de Khartoum faisant état d’une vive altercation entre le chef de l’État, Émile Lahoud, et le Premier ministre, Fouad Siniora, autour de la question de la Résistance au Liban. Ce développement, laissant craindre un assombrissement du climat entourant le dialogue national, n’a pas tardé à se répercuter négativement sur un marché boursier qui espère voir plus de rapprochement entre les diverses factions libanaises que de nouveaux facteurs de discorde.
Dans ce contexte empreint d’incertitudes sinon d’inquiétudes, certains opérateurs se sont mis à l’écart du marché alors que d’autres, qui avaient récemment anticipé une amélioration de la conjoncture politique intérieure, ont estimé devoir...