Le champion de France, Lyon, s’attaque à l’AC Milan, géant du football européen, ce soir sur son terrain de Gerland, en quart de finale aller de la Ligue des champions, un cap que l’Olympique lyonnais espère franchir enfin, après deux échecs consécutifs. Cette rencontre, qui a suscité un engouement exceptionnel à Lyon, aurait pu se jouer devant 200 000 spectateurs alors que la capacité du stade n’est que de 39 000 places.
L’AC Milan, vainqueur comme Lyon de sa poule en première phase avant d’éliminer le Bayern Munich (1-1, 4-1), possède un vécu international bien plus important que le club français.
L’équipe milanaise, actuelle deuxième de la série A italienne, a remporté l’épreuve en 2003, avant de perdre en finale (2005) et en quart de finale (2004). Elle a aussi atteint la demi-finale de la Coupe de l’UEFA (2002).
En confiance
Habitué des compétitions européennes depuis leur création, l’AC Milan a gagné, entre autres, six fois la C1, s’inclinant également quatre fois en finale.
Et si aucun Lyonnais n’a été victorieux en Ligue des champions, la grande majorité des joueurs du club lombard compte cette épreuve à son palmarès, soit avec le Milan, soit avec une autre équipe.
Samedi, la formation milanaise a battu la Fiorentina en championnat (3-1), sur son terrain de San Siro, où elle est invaincue cette saison.
« Milan aborde ce match dans de bonnes conditions, mais devra faire preuve de volonté et de courage pour être à son maximum, mercredi, car la rencontre s’annonce délicate », a prévenu l’entraîneur Carlo Ancelotti qui a emmené à Lyon un groupe de vingt joueurs, privé des défenseurs Jaap Stam et Cafu, et du milieu Massimo Ambrosini, blessés.
L’attaquant Alberto Gilardino indique, pour sa part, que l’AC Milan « devrait faire face à un adversaire aimant jouer, efficace en attaque et dont les joueurs sont bons techniquement et physiquement ».
De son côté, l’Olympique lyonnais, leader du championnat de France, et qualifié en 8e de finale aux dépens du PSV Eindhoven (1-0, 4-0), croit en ses chances malgré l’absence, pour la première manche, du Brésilien Juninho, suspendu.
Quatre quarts en sept ans
Celui-ci est un élément important dans la fluidité du jeu, en raison de sa faculté à débloquer des situations sur des coups francs ou tirs lointains.
Le reste de l’effectif, hormis l’arrière gauche Jérémy Berthod, blessé, est opérationnel. C’est la quatrième fois en sept ans que l’OL dispute un quart de finale de Coupe d’Europe. Mais il n’a jamais pu encore se qualifier, après les échecs face au club italien de Bologne en Coupe de l’UEFA (1999), puis devant le FC Porto (2004) et le PSV Eindhoven (2005), en Ligue des champions, épreuve à laquelle le club rhodanien participe annuellement depuis 2000.
À chaque fois, c’est à l’aller que l’Olympique lyonnais avait hypothéqué ses chances de se qualifier en demi-finale.
« On rencontre l’un des plus grands clubs européens, si ce n’est le plus grand. L’engouement autour de ce match est fabuleux et nous espérons être portés par cela, mais sur les deux matches, il faudra tenir la route », prévient le gardien Grégory Coupet, symbole de l’ascension de l’OL.
Samedi, pour la première fois cette saison, l’Olympique lyonnais ne s’est pas imposé en championnat dans la rencontre précédant un match européen, en concédant le nul à domicile face à Toulouse (1-1).
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