La troïka de l’Union européenne (UE-3 – France, Allemagne et Grande-Bretagne) pourrait autoriser l’Iran à produire à terme une quantité limitée d’uranium enrichi, à condition que Téhéran suspende, dans un premier temps, toute production de ce type, a déclaré hier le vice-ministre allemand des Affaires étrangères, Gernot Erler. Mais c’est à l’Iran, et non aux pays occidentaux, de faire le premier pas en rétablissant le moratoire sur l’uranium enrichi qu’il a suspendu en janvier dernier, a souligné M. Erler. Il a ajouté qu’un tel scénario ne pourrait être applicable sans un soutien total du Conseil de sécurité de l’ONU.
Réunis la semaine dernière au siège des Nations unies à New York, les 5 membres permanents du Conseil de sécurité n’ont guère progressé dans la recherche d’une position commune sur le dossier du nucléaire iranien, même si les États-Unis ont jugé que la conclusion d’un accord pourrait être une question de jours. La Russie, soutenue par la Chine, s’oppose à la formulation du projet de déclaration préparé par la France et la Grande-Bretagne et approuvé par les États-Unis. Les ministres des Affaires étrangères des 5 membres permanents, et de l’Allemagne, doivent se réunir demain à Berlin pour tenter de sortir de l’impasse.
Hier également, le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov, a déclaré que l’Iran devait « donner une réponse sans ambiguïté » à la proposition de Moscou d’enrichir l’uranium iranien en Russie. « L’Iran (…) accepte-t-il ou non la proposition ? » a-t-il demandé. « La position russe ne diffère pas de la position du reste de la communauté internationale. La Russie est catégoriquement contre la prolifération ou les menaces de prolifération (…) et je suis absolument d’accord sur le fait que cette menace existe », a-t-il ajouté.
Toutefois, maintenant ses exigences d’enrichir l’uranium sur son territoire, Téhéran a proposé hier, via son ambassade à Moscou, un léger compromis avec la création d’un « centre international » de fabrication de combustible nucléaire en Iran, dans le cadre d’un « consortium international ». « Une telle décision peut même constituer pour l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) une rare occasion dans la réalisation des projets de l’agence en matière de combustible nucléaire », a indiqué l’ambassade iranienne. Pour Téhéran, si « la ligne rouge » d’interdiction est placée dès la phase d’enrichissement, « aucune compréhension mutuelle n’est possible », mais si cette limite est placée « juste avant la fabrication d’armements, alors on peut s’accorder sur une telle frontière », affirme encore le communiqué de la représentation diplomatique.
La troïka de l’Union européenne (UE-3 – France, Allemagne et Grande-Bretagne) pourrait autoriser l’Iran à produire à terme une quantité limitée d’uranium enrichi, à condition que Téhéran suspende, dans un premier temps, toute production de ce type, a déclaré hier le vice-ministre allemand des Affaires étrangères, Gernot Erler. Mais c’est à l’Iran, et non aux pays occidentaux, de faire le premier pas en rétablissant le moratoire sur l’uranium enrichi qu’il a suspendu en janvier dernier, a souligné M. Erler. Il a ajouté qu’un tel scénario ne pourrait être applicable sans un soutien total du Conseil de sécurité de l’ONU.
Réunis la semaine dernière au siège des Nations unies à New York, les 5 membres permanents du Conseil de sécurité n’ont guère progressé dans la recherche d’une position...
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