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Actualités - Opinion

CITOYEN GROGNON Éboulement, attention danger !

À la queue leu leu, les voitures passent, prudemment, l’une après l’autre. À la queue leu leu, elles empruntent la route qui mène au campus de l’USJ de Mar Roukoz. Pendant que la file d’en face attend son tour et s’impatiente, appels de phares et klaxons à l’appui. Il faut dire que les pluies torrentielles, tombées il y a un peu plus d’un mois, ont drainé sur leur chemin un pan de la route, ne laissant aux automobilistes qu’une petite portion carrossable. Et encore ! Sur ce qui reste de cette route, communément appelée route de l’ESIB, de nouvelles failles ont fait leur apparition et l’asphalte s’en est allé rejoindre les débris de chaussée, quelques mètres plus bas, en contrebas. Quant aux accidents de voitures, ils ne se comptent plus. Un nouvel effondrement menace, alors que plus de 1 500 étudiants et près de 1 500 enseignants et employés empruntent cette route, au moins deux fois par jour. Sans compter les nombreux automobilistes qui la prennent pour se rendre à Fanar, de même que les habitants des immeubles avoisinants. Parer au plus pressé est aujourd’hui le slogan des autorités. Cette route n’est-elle pas considérée comme suffisamment dangereuse pour que sa réfection soit jugée prioritaire et surtout urgente ? Qu’en est-il aussi de l’éventuelle responsabilité de l’usine de taillage de pierres, postée à proximité, non loin de l’éboulement, et dont les travaux se poursuivent comme si de rien n’était ? Certes, la municipalité de Mansourieh a entrepris de placer quelques blocs de pierre, des bandes jaunes et des panneaux, pour avertir les automobilistes du danger et les protéger d’une éventuelle chute. Elle a également adressé une lettre au ministère des Travaux publics, dont une délégation s’est aussitôt rendue sur les lieux, promettant aux responsables de l’USJ de Mar Roukoz de se pencher sérieusement sur le problème. Mais la réponse du ministère concerné se fait toujours attendre. Et les travaux ne semblent pas devoir démarrer de sitôt. Alors que les pluies printanières s’annoncent et que plus de 3 000 personnes continuent d’emprunter cette route, quotidiennement, tout simplement, parce qu’elles n’ont pas d’autres choix. Alors, à quand le début des travaux ? Anne-Marie EL-HAGE
À la queue leu leu, les voitures passent, prudemment, l’une après l’autre. À la queue leu leu, elles empruntent la route qui mène au campus de l’USJ de Mar Roukoz.
Pendant que la file d’en face attend son tour et s’impatiente, appels de phares et klaxons à l’appui.
Il faut dire que les pluies torrentielles, tombées il y a un peu plus d’un mois, ont drainé sur leur chemin un pan de la route, ne laissant aux automobilistes qu’une petite portion carrossable.
Et encore ! Sur ce qui reste de cette route, communément appelée route de l’ESIB, de nouvelles failles ont fait leur apparition et l’asphalte s’en est allé rejoindre les débris de chaussée, quelques mètres plus bas, en contrebas. Quant aux accidents de voitures, ils ne se comptent plus.
Un nouvel effondrement menace, alors que plus de 1 500...