En faisant respecter la hiérarchie face à Bastia (1-0), l’Olympique lyonnais a fait un pas supplémentaire vers l’objectif annoncé: remporter la Coupe de France pour la première fois depuis 1973.
Après Grenoble et Ajaccio, Bastia a subi la loi du quadruple champion de France, dont l’appétit ne cesse de grandir alors que la fin de saison et la distribution des récompenses approche.
« On voulait cette qualification et l’essentiel est fait », résume Benoît Pedretti.
Et ce grâce à Juninho, car le maître brésilien a encore marqué un de ces buts dont il a le secret. « Contre ce type de frappe, il n’y a pas grand- chose à faire », note Florent Laville, l’ancien Gône désormais Bastiais. « Sauf construire un mur dans la cage ! »
Juninho se plaît à raconter ce but qu’il a su construire. « J’ai senti que le défenseur avait lâché le marquage », décrit Juninho. « Et je me souvenais que juste avant, le gardien corse avait eu à faire un arrêt réflexe sur une tête de Fred. Et je sais que dans ces cas-là, les gardiens sont en danger car un peu fragilisés mentalement par le geste. J’ai vu que j’étais dans ma position favorite et j’ai tiré. »
« Un bijou, une merveille », se délecte de son côté Gérard Houllier, l’entraîneur rhodanien, à propos du 63e but sous les couleurs lyonnaises du Brésilien.
Même si le quart de finale aller de la Ligue des champions contre le Milan AC est la prochaine échéance de l’OL – la rencontre aura lieu mercredi prochain –, la page Coupe de France n’est pas totalement tournée. Car Lyon rêve de triplé.
« Même si la qualification a été difficile, elle nous fait plaisir », assure Jean-Michel Aulas, le président. « D’autant que cela nous permet d’être encore sur trois tableaux : Ligue des champions et Coupe de France, en plus de la Ligue 1. »
« Tous les objectifs sont encore en cours et c’est une bonne chose », se réjouit Benoît Pedretti.
Et si courir trois lièvres à la fois devenait un handicap ?
« Être sur tous les fronts, c’est bien mais c’est dangereux »,avertit Juninho. « Il y a quatre ans, Leverkusen était dans ce cas-là et a tout perdu au final. »
Mais l’OL peut peut-être se le permettre, avec un effectif taillé sur mesure pour ces différentes routes.
Face à Bastia, John Carew, Sylvain Wiltord, Éric Abidal, Mahamadou Diarra et François Clerc étaient au repos, Florent Malouda et Patrick Müller, sur le banc, tandis que Sylvain Monsoreau et Jérémy Berthod étaient encore en soins.
« Je vais faire attention à la fraîcheur de tous et à tous les instants », explique sans relâche Gérard Houllier.
« Les cadres étaient au repos », note Benoît Pedretti. « Samedi face à Toulouse, ils vont revenir avec leur fraîcheur et leur volonté pour nous faire gagner. »
Ainsi est Lyon, insatiable. Ce qui n’est pas fait pour déplaire à Jean-Michel Aulas, qui vise depuis longtemps la semaine du 17 au 20 mai et l’enchaînement des finales de Ligue des champions et de Coupe de France à Saint-Denis.
« Nous savons que nous avons l’opportunité de jouer deux fois de suite au Stade de France à trois jours d’intervalle. Cela ne se représentera peut-être plus jamais pour nous. Nous avons envie de croire à cela », conclut le président.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En faisant respecter la hiérarchie face à Bastia (1-0), l’Olympique lyonnais a fait un pas supplémentaire vers l’objectif annoncé: remporter la Coupe de France pour la première fois depuis 1973.
Après Grenoble et Ajaccio, Bastia a subi la loi du quadruple champion de France, dont l’appétit ne cesse de grandir alors que la fin de saison et la distribution des récompenses approche.
« On voulait cette qualification et l’essentiel est fait », résume Benoît Pedretti.
Et ce grâce à Juninho, car le maître brésilien a encore marqué un de ces buts dont il a le secret. « Contre ce type de frappe, il n’y a pas grand- chose à faire », note Florent Laville, l’ancien Gône désormais Bastiais. « Sauf construire un mur dans la cage ! »
Juninho se plaît à raconter ce but qu’il a su construire. « J’ai senti...